Une chape mal préparée finit presque toujours par se voir : carrelage fissuré, carreaux qui sonnent creux ou se soulèvent. Nos experts contrôlent le support avant la pose des revêtements, quand tout peut encore être corrigé.
Chape
La visite chape CCMI a été créée pour vérifier, avant la pose du carrelage ou du parquet, les joints de dilatation périphériques et de fractionnement, la nature du support, la hauteur de réservation et la planéité de la chape. Elle vise à prévenir les pathologies du carrelage : décollement, descellement, soulèvement et fissuration.
Les joints de la chape sont un point que les constructeurs ont tendance à négliger, et c’est l’un des plus coûteux à reprendre : une fois le carrelage collé, corriger un défaut de support impose de tout déposer. La visite chape intervient après le coulage et avant la pose des revêtements de sol.
Le support doit être adapté au revêtement prévu par votre notice descriptive et, le cas échéant, au plancher chauffant.
Les joints
Présence et continuité de la bande périphérique qui désolidarise la chape des murs, joints de fractionnement aux bons endroits, respect des joints de dilatation et de structure de l’ouvrage.
Le support
Nature de la chape, ciment ou anhydrite dans le cas d’un chauffage au sol, propreté, cohésion, état de surface, absence de fissures ou de zones friables.
Les niveaux
Planéité de la chape, hauteur de réservation laissée pour le revêtement, cohérence des niveaux entre les pièces et au droit des seuils et des portes-fenêtres.
Chaque anomalie est consignée dans le rapport d’expertise et le procès-verbal, avec photo et commentaire. Le constructeur sait exactement quoi reprendre avant que le carreleur n’intervienne. Une bande périphérique manquante se rattrape en sciant la chape le long des murs ; un joint de fractionnement oublié se crée par sciage ; une planéité insuffisante se corrige par un ragréage. Ces reprises sont simples tant que le sol est nu.

Une chape bouge : elle se rétracte en séchant, se dilate avec la chaleur, suit les mouvements de la structure.
En séchant, une chape perd de l’eau et se rétracte. Avec un plancher chauffant, elle se dilate et se contracte à chaque cycle de chauffe. Si elle est bloquée contre les murs, ces mouvements créent des contraintes qui se libèrent par des fissures. Si sa surface est trop grande ou trop découpée sans joint, la fissure apparaît là où la chape est la plus faible : au droit d’une porte, dans un angle rentrant, entre deux pièces.
Le carrelage collé sur une chape fissurée finit par fissurer à son tour. Et un carrelage posé sans tenir compte des joints de la chape, ou serré contre les murs sans joint périphérique, peut se soulever en bloc sous l’effet de la dilatation : c’est le phénomène que l’on observe parfois dans les maisons neuves au premier hiver, quand le chauffage au sol est mis en route.
La bande périphérique, les joints de fractionnement et le respect des joints de structure du bâtiment sont donc les premiers points que l’expert contrôle. Il vérifie aussi que le revêtement prévu pourra reprendre ces joints, conformément aux règles de pose.
Les chapes fluides à base de sulfate de calcium sont courantes en maison neuve, notamment sur plancher chauffant.
La chape fluide anhydrite offre une bonne planéité et enrobe parfaitement les tubes d’un plancher chauffant. Elle demande en revanche des précautions : élimination de la pellicule de surface, appelée laitance, par ponçage avant la pose du revêtement, temps de séchage suffisant, contrôle de l’humidité résiduelle et, sur plancher chauffant, mise en chauffe progressive selon un protocole avant le collage du carrelage.
Lors de la visite, l’expert vérifie l’état de surface, la présence de la laitance, l’aspect général du séchage et la bonne réalisation des joints. Il vous indique les étapes qui doivent encore être réalisées avant la pose et les justificatifs à demander à votre constructeur, comme le relevé d’humidité ou le procès-verbal de mise en chauffe. Un carrelage collé sur une chape trop humide ou mal préparée est une cause classique de décollement.
Entre le coulage de la chape et l’arrivée du carreleur.
La visite doit avoir lieu une fois la chape coulée et suffisamment durcie pour être parcourue, et avant la pose de tout revêtement. Demandez à votre constructeur la date de coulage et la date prévue pour le carrelage, puis transmettez-les à votre conseiller.
Si une partie du carrelage est déjà posée le jour de la visite, l’expert contrôle les zones encore nues et la réalisation des joints du revêtement dans les zones carrelées : présence d’un joint périphérique, reprise des joints de fractionnement, absence de carreaux qui sonnent creux.
Pensez enfin à vos choix de revêtement : un grand format de carrelage, un parquet collé ou un sol souple n’ont pas les mêmes exigences de planéité et d’humidité du support. Si vous avez modifié le revêtement prévu par la notice descriptive, signalez-le à l’expert : il vérifiera que la chape est compatible avec ce nouveau choix, et que la hauteur de réservation permet de respecter les seuils des portes et des menuiseries.
La maison entre dans sa dernière ligne droite.
Pré-réception
À l’appel de fonds des 95 %, l’expert inspecte la maison terminée pour faire reprendre les défauts avant la remise des clés. La pré-réception CCMI.
Réception
L’expert contrôle tout et vous aide à formuler vos réserves, le jour J ou dans les huit jours. L’assistance à réception CCMI.
Cloisons
Si les doublages ne sont pas encore fermés, il est encore temps de faire contrôler l’isolation et les réseaux. La visite cloisons CCMI.
510 € TTC
Visite chape CCMI, maison jusqu’à 75 m²
+3 € par m²
Au-delà de 75 m²
60 €
Déplacement de notre expert, jusqu’à 100 km
Rapport d’expertise et procès-verbal compris. Dans le cadre d’un suivi de construction, la gestion et le suivi du dossier sont facturés 450 € pour toute la construction. Détail sur notre page tarifs.
Après le coulage de la chape et avant la pose du carrelage, du parquet ou de tout autre revêtement de sol.
Parce que les défauts de chape sont la première cause des fissures et soulèvements de carrelage en maison neuve, et qu’ils ne se corrigent plus sans dépose une fois le revêtement posé.
C’est une bande souple posée le long des murs avant le coulage. Elle désolidarise la chape de la structure et lui permet de se dilater sans fissurer ni pousser sur les murs.
Un joint réalisé dans la chape pour la découper en surfaces plus petites, notamment au droit des portes et dans les grandes pièces, afin que les mouvements de retrait ou de dilatation ne provoquent pas de fissures.
Cela dépend de son ouverture, de sa position et de sa cause. L’expert l’analyse et indique si un traitement est nécessaire avant le collage du revêtement.
Oui, la pellicule de surface doit être éliminée avant la pose d’un revêtement collé. L’expert vérifie l’état de surface et vous indique si cette étape a été réalisée.
510 € TTC pour une maison jusqu’à 75 m², puis 3 € par m² supplémentaire. Déplacement de notre expert 60 € jusqu’à 100 km. Rapport et procès-verbal compris.
Pas forcément. L’expert peut contrôler les joints périphériques du carrelage, la reprise des joints de fractionnement et repérer les carreaux qui sonnent creux. Les défauts seront à mentionner à la réception.
Le constructeur, qui doit livrer un ouvrage conforme au contrat et aux règles de l’art. Le rapport de l’expert lui indique précisément les reprises attendues.
Oui. Les joints périphériques et de fractionnement, la planéité et la hauteur de réservation sont contrôlés sur toute chape, avec ou sans chauffage au sol.
Cela dépend du type de chape, de son épaisseur, de la ventilation et de la saison. Les fabricants et les règles de pose fixent des conditions de séchage et d’humidité résiduelle à respecter. Demandez à votre constructeur comment elles ont été vérifiées avant la pose.
Réservez votre expert avant la pose du carrelage : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.