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Paiements et garanties financières

Dépôt de garantie et acompte à la signature du CCMI

Paiements et garanties financières

Dépôt de garantie et acompte à la signature du CCMI

À la signature d’un CCMI, le constructeur peut vous demander de verser une somme. Mais pas n’importe laquelle, ni n’importe comment : la loi prévoit deux régimes exclusifs l’un de l’autre, le dépôt de garantie plafonné à 3 % du prix ou des versements garantis par une garantie de remboursement, limités à 5 % à la signature et 5 % au permis de construire. Voici comment les distinguer et ce qu’il faut vérifier avant de payer.

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L’essentiel

Avant l’ouverture du chantier, un CCMI ne peut prévoir que l’un des deux mécanismes suivants. Soit un dépôt de garantie d’au plus 3 % du prix, versé sur un compte spécial ouvert à votre nom et indisponible jusqu’à ce que le contrat devienne définitif. Soit, si le contrat est assorti d’une garantie de remboursement dont l’attestation est annexée, un versement d’au plus 5 % à la signature et de 5 % supplémentaires à la délivrance du permis de construire. Toute demande au delà est irrégulière.

Ce guide résume les règles du Code de la construction et de l’habitation. En cas de doute sur une clause, faites relire votre contrat avant de le signer.

Le principe

Pourquoi les paiements sont encadrés

Entre la signature du CCMI et l’ouverture du chantier, plusieurs mois peuvent s’écouler. Le contrat est conclu sous conditions suspensives : permis, prêt, assurance dommages ouvrage, garantie de livraison. Si l’une d’elles n’est pas réalisée, le contrat tombe. Pendant cette période, le maître d’ouvrage n’a encore rien reçu en contrepartie de ses versements.

Pour éviter qu’il ne perde ces sommes en cas d’échec du projet ou de défaillance du constructeur, la loi encadre strictement ce qui peut être payé avant le chantier. Elle prévoit deux formules, au choix du contrat, mais pas les deux à la fois. Notre article sur les conditions suspensives détaille les événements dont dépend la poursuite du contrat.

Le dépôt de garantie

Au plus 3 % du prix, sur un compte bloqué

Le contrat peut prévoir un dépôt de garantie. Son montant ne peut pas dépasser 3 % du prix de la construction. Il est versé sur un compte spécial ouvert à votre nom dans un établissement habilité, et non remis au constructeur. Il reste indisponible jusqu’à ce que le contrat devienne définitif, c’est à dire après l’expiration du délai de rétractation et la réalisation des conditions suspensives.

Si le contrat ne devient pas définitif, parce qu’une condition suspensive n’est pas réalisée ou que vous exercez votre droit de rétractation, le dépôt vous est restitué. Lorsque le contrat devient définitif, il est imputé sur les premiers paiements. Méfiez vous d’une demande de chèque à l’ordre du constructeur présentée comme un dépôt de garantie : le dépôt doit aller sur un compte spécial.

La garantie de remboursement

5 % à la signature, 5 % au permis

À défaut de dépôt de garantie, le contrat peut prévoir des versements directs au constructeur avant l’ouverture du chantier, à condition d’être couvert par une garantie de remboursement. Cette garantie est délivrée par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance agréés, et son attestation doit être annexée au contrat. Elle vous assure d’être remboursé si le contrat ne peut pas être exécuté, notamment en cas de non réalisation d’une condition suspensive ou de défaillance du constructeur avant le chantier.

Les versements sont alors limités : au plus 5 % du prix à la signature du contrat, et au plus 5 % supplémentaires à la délivrance du permis de construire. La garantie de remboursement prend fin à l’ouverture du chantier, où la garantie de livraison prend le relais. Notre article sur la garantie de livraison explique cette articulation.

Signature d un contrat avec un stylo sur un bureau
Vérifier

Les points à contrôler avant de payer

Avant tout versement, lisez la clause de paiement du contrat. Elle doit indiquer clairement lequel des deux régimes s’applique. S’il s’agit d’un dépôt de garantie, vérifiez son montant, au plus 3 %, et le compte sur lequel il est versé. S’il s’agit de versements garantis, vérifiez que l’attestation de garantie de remboursement est annexée, qu’elle identifie votre contrat et le garant, et que les montants ne dépassent pas 5 % à chaque étape.

Un contrat qui cumule les deux formules, qui prévoit un acompte sans garantie ou un pourcentage supérieur, est irrégulier. Notre article sur les mentions obligatoires du CCMI détaille les autres clauses à vérifier.

La rétractation

Le délai de dix jours

Le CCMI ouvre au maître d’ouvrage non professionnel un délai de rétractation de dix jours à compter du lendemain de la première présentation de la lettre lui notifiant le contrat. Pendant ce délai, vous pouvez renoncer sans motif ni pénalité. Les sommes éventuellement versées doivent alors vous être restituées dans un délai de vingt et un jours à compter du lendemain de la rétractation.

Notre article sur le délai de rétractation détaille les modalités de notification et d’exercice. Conservez la preuve de la date de réception du contrat : c’est elle qui fait courir le délai.

Les frais annexes

Ce qui n’est pas un acompte

Certaines sommes peuvent vous être demandées en dehors du prix du CCMI : frais d’étude de sol si elle n’est pas comprise, frais de dossier de financement par la banque, honoraires de notaire pour l’achat du terrain, taxes liées au permis. Ces frais ont leur propre régime et ne sont pas des acomptes sur la construction.

En revanche, des frais présentés comme des « frais de réservation », « frais d’étude » ou « frais de dossier » payés au constructeur avant le chantier, sans garantie, doivent vous alerter. Ils peuvent constituer un détournement des règles d’encadrement des versements. Demandez à quel titre ils sont dus et sur quel fondement contractuel.

Cles et plans de maison poses sur un contrat
Les risques

Ce qui arrive en cas de problème

Si le constructeur fait faillite avant l’ouverture du chantier, la protection dépend du régime appliqué. Avec un dépôt de garantie sur compte spécial, la somme ne fait pas partie du patrimoine du constructeur et vous est restituée. Avec une garantie de remboursement, c’est le garant qui vous rembourse. Sans l’un ni l’autre, vous seriez un simple créancier parmi d’autres, avec un risque réel de ne rien récupérer.

C’est pourquoi la vérification de ces mécanismes à la signature n’est pas une formalité. Notre article sur le constructeur défaillant présente les recours lorsque la défaillance survient pendant le chantier.

Après l’ouverture

L’échéancier prend le relais

À l’ouverture du chantier, les versements suivent l’échéancier légal de l’article R231-7 du CCH : 15 % à l’ouverture, en tenant compte des sommes déjà versées, puis 25, 40, 60, 75 et 95 % aux étapes suivantes. Le dépôt de garantie ou les versements garantis sont imputés sur ces premiers paiements. Notre article sur les appels de fonds en CCMI décrit chaque étape.

Les contrôles de chantier vous permettent ensuite de vérifier que chaque appel correspond à une étape réellement achevée, avant de le valider auprès de votre banque.

En résumé

Les règles à retenir

Deux régimes exclusifs : dépôt de garantie de 3 % au plus sur un compte spécial à votre nom, ou versements de 5 % à la signature et 5 % au permis couverts par une garantie de remboursement annexée au contrat. Restitution en cas de rétractation ou de non réalisation d’une condition suspensive. Aucun autre versement au constructeur avant l’ouverture du chantier.

Check my House

Un contrat vérifié avant de s’engager

Nos experts accompagnent ensuite chaque étape du chantier, avec des visites calées sur l’échéancier légal des paiements. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, le dépôt de garantie et l’acompte en CCMI

Combien peut on verser à la signature d’un CCMI ?

Au plus 3 % du prix en dépôt de garantie sur un compte spécial, ou au plus 5 % au constructeur si le contrat comporte une garantie de remboursement.

Peut on cumuler dépôt de garantie et acompte ?

Non, le contrat prévoit l’un ou l’autre.

Où est versé le dépôt de garantie ?

Sur un compte spécial ouvert au nom du maître d’ouvrage, pas au constructeur.

Qu’est ce que la garantie de remboursement ?

Une garantie délivrée par un établissement agréé qui assure le remboursement des sommes versées si le contrat ne peut pas être exécuté.

Que se passe t il si le permis est refusé ?

Le contrat ne devient pas définitif et les sommes versées vous sont restituées selon le régime prévu.

Peut on verser quelque chose au permis de construire ?

Oui, 5 % supplémentaires, si le contrat comporte une garantie de remboursement.

En cas de rétractation, quand suis je remboursé ?

Dans un délai de vingt et un jours à compter du lendemain de la rétractation.

Des frais de réservation sont ils autorisés ?

Des versements au constructeur sans garantie avant le chantier doivent vous alerter. Demandez leur fondement.

Vous allez signer votre CCMI ?

Préparez le suivi de votre chantier : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-4 (conditions suspensives et versements avant l’ouverture du chantier), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article R231-8 (dépôt de garantie et garantie de remboursement), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L271-1 et L271-2 (rétractation et restitution des sommes), legifrance.gouv.fr
  • Notaires du Grand Paris, le contrat de construction de maison individuelle, notairesdugrandparis.fr


"Appels
Paiements et garanties financières

Appels de fonds en CCMI : l’échéancier légal décrypté

Paiements et garanties financières

Appels de fonds en CCMI : l’échéancier légal décrypté

En CCMI, vous ne payez pas votre maison à la commande ni à la livraison : vous la payez au fur et à mesure de l’avancement, selon un échéancier fixé par le Code de la construction et de l’habitation. Chaque appel de fonds correspond à une étape précise et ne peut pas dépasser un pourcentage maximal du prix. Bien connaître cet échéancier vous permet de vérifier chaque demande avant de payer.

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L’essentiel

L’article R231-7 du CCH fixe les pourcentages cumulés maximaux du prix pouvant être appelés à chaque étape : 15 % à l’ouverture du chantier, 25 % à l’achèvement des fondations, 40 % à l’achèvement des murs, 60 % à la mise hors d’eau, 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie et de chauffage. Le solde de 5 % est payé à la réception ou à la levée des réserves, selon que vous êtes assisté ou non.

Ces pourcentages sont des plafonds cumulés, inclus dans le prix convenu. Le contrat peut prévoir des montants inférieurs, jamais supérieurs.

Le principe

Payer l’avancement, pas la promesse

L’échéancier du CCMI protège le maître d’ouvrage contre un risque majeur : avoir payé une maison qui n’est pas construite. En liant chaque paiement à une étape matériellement achevée, il garantit que les sommes versées correspondent à peu près à la valeur des travaux réalisés. Le constructeur ne peut pas exiger de paiement en avance sur l’avancement.

Ces pourcentages sont cumulés : à l’achèvement des murs, le total des sommes versées depuis le début ne doit pas dépasser 40 % du prix, ce qui représente 15 % de plus que le cumul précédent. Ils s’appliquent au prix convenu, qui inclut le coût des travaux prévus au contrat. Le contrat peut prévoir des pourcentages inférieurs, mais jamais supérieurs.

L’échéancier

Les six étapes

15 % à l’ouverture du chantier, qui correspond au démarrage effectif des travaux. 25 % à l’achèvement des fondations, soit 10 % de plus. 40 % à l’achèvement des murs, quand les murs porteurs sont élevés jusqu’en tête. 60 % à la mise hors d’eau, quand la charpente et la couverture sont posées. 75 % à l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air, quand les menuiseries extérieures et les cloisons sont posées. 95 % à l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de menuiserie et de chauffage.

Le solde de 5 % reste dû à la réception, dans des conditions qui dépendent de la présence de réserves et de votre assistance par un professionnel. Notre article sur la consignation du solde en détaille le fonctionnement.

Avant le chantier

Ce qui peut être versé à la signature

Avant l’ouverture du chantier, les sommes versées sont strictement encadrées. Lorsque le contrat prévoit une garantie de remboursement, un versement limité peut être demandé à la signature ; à défaut, seul un dépôt de garantie plafonné, placé sur un compte spécial, est possible. Notre article sur le dépôt de garantie et l’acompte explique ces deux régimes.

Dans tous les cas, aucun appel de fonds lié à l’avancement ne peut intervenir avant l’ouverture du chantier, qui suppose la levée des conditions suspensives et l’existence de la garantie de livraison.

Particulier verifiant un document devant une maison en construction au stade des murs
Vérifier

Avant de valider un appel de fonds

Chaque appel de fonds doit correspondre à une étape réellement achevée. Avant de le valider, rendez vous sur le chantier, ou faites le vérifier par un expert. Un appel pour l’achèvement des murs alors que des pignons ne sont pas montés, ou pour la mise hors d’air alors que des menuiseries manquent, doit être contesté par écrit.

Vérifiez aussi le montant : il doit correspondre au pourcentage de l’étape, diminué des sommes déjà versées. Un appel qui cumule deux étapes alors qu’une seule est achevée, ou qui inclut des suppléments non prévus par un avenant, doit être refusé. Notre article sur les suppléments de prix détaille ce qui peut être facturé en plus.

Conservez chaque appel de fonds, la preuve de son paiement et les photos de l’étape correspondante. Ce dossier vous permet de reconstituer à tout moment l’état des sommes versées et de vérifier que le cumul reste conforme à l’échéancier, en particulier si le chantier connaît des difficultés.

Le prêt

Le rôle de la banque

Lorsque la construction est financée par un prêt, la banque débloque les fonds directement au constructeur, sur présentation de l’appel de fonds signé par vous. Votre signature vaut accord pour le déblocage. Ne signez donc jamais un appel de fonds sans avoir vérifié que l’étape est atteinte.

Pendant la construction, vous payez souvent des intérêts intercalaires sur les sommes débloquées, et parfois une assurance. Un chantier qui prend du retard prolonge cette période. Notre article sur le retard de chantier explique comment les pénalités compensent ce préjudice.

Les contrôles

Lier les visites aux appels de fonds

Les étapes de l’échéancier correspondent aux moments où les contrôles techniques sont utiles. La visite fondations précède l’appel de 25 %, la visite gros œuvre les appels de 40 et 60 %, la visite cloisons l’appel de 75 %. Le rapport de l’expert vous indique si l’étape est réellement achevée et si des anomalies doivent être corrigées.

Payer un appel de fonds ne vaut pas acceptation des travaux : des défauts peuvent être signalés à tout moment jusqu’à la réception. Mais une anomalie signalée avant le paiement a plus de chances d’être corrigée rapidement.

Maison en construction au stade hors d eau
Le solde

Les 5 % de la réception

Le solde de 5 % n’est pas dû à la simple fin des travaux. Lorsque vous êtes assisté par un professionnel lors de la réception, il est payable à la levée des réserves ou, sans réserve, à la remise des clés. Lorsque vous n’êtes pas assisté, il est payable dans les huit jours qui suivent la remise des clés si aucune réserve n’a été formulée, ou à la levée des réserves.

En cas de réserves, le solde peut être consigné jusqu’à leur levée. C’est un levier important pour obtenir les corrections. Notre article sur la réception détaille le déroulement.

Les abus

Ce qu’il faut refuser

Certaines pratiques doivent vous alerter : appel de fonds anticipé, demande de paiement direct à un sous traitant, demande de règlement en espèces, refus de remettre les clés tant que le solde n’est pas payé alors que des réserves sont formulées et consignées, appel de fonds pour des travaux que vous vous êtes réservés. En cas de doute, refusez par écrit et sollicitez un conseil.

Si le constructeur arrête le chantier ou devient défaillant, la garantie de livraison prend le relais. Notre article sur la garantie de livraison explique son fonctionnement.

En résumé

Les points à retenir

Six étapes, avec des plafonds cumulés de 15, 25, 40, 60, 75 et 95 % ; un solde de 5 % lié à la réception et à la levée des réserves ; une vérification sur place avant chaque signature ; aucun supplément sans avenant ; un expert aux étapes clés pour valider l’avancement et repérer les anomalies avant de payer.

Gardez une trace écrite de chaque échange, même lorsque tout se passe bien.

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Un contrôle avant chaque paiement

Nos visites de suivi sont calées sur l’échéancier : vous savez si l’étape est achevée et conforme avant de signer l’appel de fonds. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, les appels de fonds en CCMI

Quel est l’échéancier légal des paiements en CCMI ?

15 % à l’ouverture du chantier, 25 % aux fondations, 40 % aux murs, 60 % au hors d’eau, 75 % aux cloisons et hors d’air, 95 % à l’achèvement des équipements, en cumulé.

Ces pourcentages sont ils obligatoires ?

Ce sont des plafonds. Le contrat peut prévoir moins, jamais plus.

Quand payer les 5 % restants ?

À la réception ou à la levée des réserves, selon que vous êtes assisté par un professionnel et que des réserves sont formulées.

Puis je refuser un appel de fonds ?

Oui, si l’étape n’est pas achevée ou si le montant ne correspond pas à l’échéancier.

Payer un appel de fonds vaut il acceptation des travaux ?

Non. Les défauts peuvent être signalés jusqu’à la réception.

Que faire si le constructeur demande un paiement anticipé ?

Refusez par écrit en rappelant l’échéancier de l’article R231-7 du CCH.

La banque vérifie t elle l’avancement ?

Elle débloque les fonds sur la base de l’appel signé par vous. La vérification vous revient.

Un supplément peut il être ajouté à un appel de fonds ?

Seulement s’il résulte d’un avenant signé.

Un appel de fonds à valider ?

Faites vérifier l’étape avant de signer : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article R231-7 (échéancier des paiements et solde), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-4 et R231-8 (versements et dépôt de garantie avant l’ouverture du chantier), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-8 (assistance à la réception), legifrance.gouv.fr
  • Service Public, construction d’une maison individuelle, service-public.fr


"Malfacons
Suivre son chantier

Malfaçons courantes sur une maison neuve : où regarder

Suivre son chantier

Malfaçons courantes sur une maison neuve : où regarder

Une maison neuve peut présenter des défauts d’exécution, des plus anodins aux plus sérieux. Les repérer suppose de savoir où regarder et à quel moment : certains ne sont visibles que pendant le chantier, d’autres apparaissent à la réception, d’autres encore dans les mois qui suivent. Ce guide passe en revue, zone par zone, les points sensibles d’une maison individuelle et les contrôles qui permettent de les détecter à temps.

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L’essentiel

Une malfaçon est un défaut d’exécution par rapport au contrat, aux plans, à la notice descriptive ou aux règles de l’art. Les points sensibles se situent dans la structure (fondations, chaînages, charpente), l’enveloppe (couverture, menuiseries, enduits, étanchéité à l’air), l’isolation, les réseaux et les équipements, et les finitions. Chacun a son moment de contrôle : avant le coulage, avant les enduits, avant les doublages, avant les revêtements, puis à la réception.

Ce guide présente des points de vigilance. Il ne remplace pas un contrôle sur place, qui seul permet d’apprécier un ouvrage et sa conformité.

Définir

Malfaçon, non conformité, désordre

Les mots se mélangent souvent. Une non conformité est un écart par rapport à ce qui est prévu au contrat : un matériau différent de la notice, une fenêtre de dimension différente, une pièce plus petite que sur les plans. Une malfaçon est un défaut d’exécution par rapport aux règles de l’art : un enduit fissuré, un carrelage mal posé, un chaînage interrompu. Un désordre désigne la manifestation d’un problème : fissure, infiltration, décollement.

Ces distinctions ont des conséquences sur les recours. Avant la réception, toutes ces anomalies peuvent être signalées et corrigées. À la réception, celles qui sont apparentes doivent être réservées. Après, les garanties légales s’appliquent selon la gravité du désordre. Notre article sur les garanties après réception détaille ces mécanismes.

Un défaut esthétique et un défaut structurel n’appellent pas la même réponse, mais tous deux méritent d’être signalés.

Les fondations

Ce qui ne se reverra jamais

Les fondations sont l’exemple même de l’ouvrage invisible après coulage. Les points de vigilance portent sur la profondeur des fouilles par rapport à l’étude de sol, le ferraillage, l’enrobage, les attentes des chaînages verticaux, la propreté du fond de fouille et la gestion de l’eau. Un défaut à ce stade peut se traduire des années plus tard par des fissures, en particulier sur les sols argileux.

Ces points se contrôlent lors de la visite fondations, avant le coulage. Notre article sur les types de fondations et celui sur l’étude de sol expliquent les enjeux.

La structure

Murs, chaînages, charpente

Pendant l’élévation, les points sensibles sont les aplombs et la planéité des murs, la continuité des chaînages, les appuis des linteaux, la liaison des planchers et l’ancrage de la charpente. Pour la charpente en fermettes, les contreventements incomplets et les pièces coupées sont des défauts à surveiller.

Ces contrôles se font à la visite gros œuvre, avant les enduits et l’isolation des combles. Nos articles sur les chaînages et linteaux et sur la charpente en fermettes détaillent les vérifications.

Expert inspectant une facade enduite avec une lampe
L’enveloppe

Couverture, menuiseries, enduits

L’enveloppe protège la maison des intempéries. Sur la couverture, regardez l’alignement des tuiles, les faîtages, les rives, les abergements autour des sorties de toiture, les gouttières et descentes. Pour les menuiseries, vérifiez la fixation, le calfeutrement entre dormant et maçonnerie, le fonctionnement des ouvrants, l’état des vitrages et la conformité aux plans.

Sur les façades, l’enduit doit être homogène, sans fissures, cloques ni manques, avec des arrêts propres en pied de mur et autour des ouvertures. Les appuis de fenêtres doivent présenter une pente vers l’extérieur et un débord avec goutte d’eau. Ces points se vérifient en grande partie à la pré réception.

L’isolation et l’air

Derrière les plaques

L’isolation et l’étanchéité à l’air sont décisives pour le confort et les consommations, et elles disparaissent derrière les doublages. Les points sensibles sont la conformité des isolants à la notice, leur continuité, les jonctions avec les menuiseries et les combles, la membrane et ses percements, et l’isolation des gaines en combles.

Ces points se contrôlent à la visite cloisons. Nos articles sur l’isolation et le test d’étanchéité à l’air détaillent les vérifications.

Les réseaux et équipements

Plomberie, électricité, ventilation, chauffage

Les réseaux posent des questions de conformité et de sécurité. En plomberie, vérifiez l’absence de fuites, les pentes des évacuations, la présence de siphons, la fixation des appareils sanitaires et l’étanchéité des douches. En électricité, le nombre et l’emplacement des prises et points lumineux par rapport aux plans, le tableau et ses protections, et la remise de l’attestation de conformité lorsqu’elle est requise.

La ventilation et le chauffage doivent fonctionner à la réception. Notre article sur la VMC détaille les points de contrôle. Pour la pompe à chaleur, demandez la mise en service et la notice d’utilisation.

Carreau de sol fissure dans une maison neuve
Les sols et finitions

Ce qui se voit tous les jours

Les revêtements de sol présentent des défauts visibles : carreaux creux, joints irréguliers, défauts de planéité, carreaux ébréchés, plinthes décollées. Sur une chape anhydrite, une préparation insuffisante peut provoquer des décollements dans les mois qui suivent. Notre article sur la chape anhydrite explique pourquoi.

Les murs et plafonds doivent être plans, sans fissures ni traces de joints de plaques visibles sous un éclairage rasant. Les portes intérieures doivent fermer correctement et être détalonnées pour le passage de l’air. Les finitions sont souvent le lieu de nombreuses réserves de détail à la réception.

Les abords

Ce qu’on oublie souvent

Les abords de la maison font partie des points à vérifier : pente du terrain qui éloigne l’eau des façades, regards et réseaux d’eaux pluviales, raccordements, terrasse si elle est prévue au contrat, seuils de portes, accès. Une contrepente qui renvoie l’eau vers les murs peut provoquer des remontées d’humidité ou des infiltrations au niveau du soubassement.

Vérifiez aussi ce qui relève du contrat et ce qui relève de travaux que vous vous êtes réservés : notre article sur les travaux réservés explique les conséquences de ce partage.

Le calendrier

Chaque défaut a son moment

Le principe est simple : un défaut se contrôle tant qu’il est visible. Les fondations avant coulage, la structure avant les enduits, l’isolation avant les doublages, la chape avant les revêtements, puis l’ensemble à la pré réception et à la réception. Après la réception, les désordres qui apparaissent sont signalés dans le cadre des garanties.

Notre offre de suivi de construction suit ce calendrier, avec un rapport à chaque étape. Il vous permet de demander des corrections pendant le chantier, quand elles sont encore simples et peu coûteuses, plutôt qu’après la remise des clés.

Pour chaque anomalie relevée, gardez la même méthode : une photo datée, une description précise de l’emplacement, un courrier ou un courriel au constructeur, puis une vérification de la correction lors de la visite suivante. Ce suivi écrit évite qu’un point signalé en cours de chantier soit oublié et réapparaisse au moment de la réception. Il facilite aussi la rédaction des réserves, puisque vous disposerez d’une liste à jour des points encore ouverts.

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Chaque défaut contrôlé à son moment

Fondations, gros œuvre, cloisons, chape, pré réception, réception : nos visites suivent le chantier pour repérer les anomalies tant qu’elles sont corrigeables. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, les malfaçons d’une maison neuve

Qu’est ce qu’une malfaçon ?

Un défaut d’exécution par rapport aux règles de l’art, au contrat ou aux plans.

Quelle différence avec une non conformité ?

La non conformité est un écart par rapport à ce qui est prévu au contrat, même si l’ouvrage est bien exécuté.

Quand repérer les malfaçons ?

À chaque étape du chantier, tant que l’ouvrage est visible, puis à la pré réception et à la réception.

Que faire si je constate une malfaçon pendant le chantier ?

La signaler par écrit au constructeur, avec photos, et demander sa correction avant l’appel de fonds suivant.

Une malfaçon visible doit elle être réservée ?

Oui. Un défaut apparent non réservé à la réception est considéré comme accepté, sous réserve du délai de huit jours si vous n’êtes pas assisté par un professionnel.

Les malfaçons sont elles couvertes après la réception ?

Selon leur nature et leur gravité, par la garantie de parfait achèvement, la garantie biennale ou la garantie décennale.

Un expert peut il repérer toutes les malfaçons ?

Il repère ce qui est visible et accessible au moment de sa visite. D’où l’intérêt de visites à chaque étape.

Les finitions sont elles des malfaçons ?

Un défaut de finition visible peut faire l’objet d’une réserve à la réception, même s’il ne compromet pas la solidité.

Vous voulez éviter les mauvaises surprises ?

Faites suivre votre chantier à chaque étape : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792 et suivants (garanties légales des constructeurs), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-1 et suivants (CCMI), legifrance.gouv.fr
  • Agence Qualité Construction, fiches pathologie du bâtiment, qualiteconstruction.com


"VMC
Suivre son chantier

VMC simple ou double flux : vérifier l’installation avant la réception

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VMC simple ou double flux : vérifier l’installation avant la réception

Une maison neuve étanche à l’air a besoin d’une ventilation mécanique qui fonctionne parfaitement : c’est elle qui renouvelle l’air, évacue l’humidité de la cuisine et des salles d’eau et préserve la qualité de l’air intérieur. Une VMC mal installée, avec des gaines écrasées, des entrées d’air manquantes ou des débits insuffisants, provoque condensation, odeurs et moisissures. Voici comment la vérifier avant la réception.

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L’essentiel

En simple flux, l’air entre par des entrées d’air dans les pièces principales, transite sous les portes et est extrait par des bouches dans les pièces humides. En double flux, l’air neuf est insufflé et l’air vicié extrait par deux réseaux, avec un échangeur qui récupère la chaleur. Dans les deux cas, contrôlez la présence et l’emplacement des bouches et entrées d’air, le passage de l’air sous les portes, l’état et l’isolation des gaines, l’accessibilité du caisson et le fonctionnement, puis demandez le rapport de contrôle de la ventilation prévu à l’achèvement.

Ce guide présente les points de contrôle visuel et documentaire. Les mesures de débit et de pression nécessitent un matériel spécifique et un protocole réglementaire.

Le rôle

Pourquoi la ventilation est vitale dans une maison neuve

Une maison neuve est conçue pour être étanche à l’air : les infiltrations parasites sont limitées pour réduire les pertes de chaleur. Le renouvellement de l’air repose donc entièrement sur la ventilation mécanique. Elle doit évacuer l’humidité produite par les occupants, la cuisine, les douches et le séchage du linge, ainsi que les polluants intérieurs.

Une maison neuve contient en outre beaucoup d’eau de construction, dans les chapes, les enduits et les plâtres, qui s’évapore pendant les premiers mois. Une ventilation défaillante pendant cette période entraîne rapidement de la condensation sur les vitrages, des odeurs de renfermé et des taches de moisissure. Les débits minimaux de renouvellement d’air sont fixés par la réglementation sur l’aération des logements.

Simple ou double flux

Deux principes différents

La VMC simple flux extrait l’air des pièces humides, cuisine, salle de bains, WC, buanderie, par des bouches reliées à un caisson. L’air neuf entre par des entrées d’air placées dans les menuiseries ou les murs des pièces principales, séjour et chambres, puis circule sous les portes. En version hygroréglable, les bouches ou les entrées d’air adaptent le débit à l’humidité.

La VMC double flux extrait l’air vicié des pièces humides et insuffle de l’air neuf dans les pièces principales, par deux réseaux de gaines. Les deux flux se croisent dans un échangeur qui transfère la chaleur de l’air sortant à l’air entrant. Elle est plus performante mais plus exigeante en installation et en entretien : filtres, équilibrage des débits, évacuation des condensats.

Les bouches et entrées d’air

Le premier contrôle

Vérifiez la présence d’une bouche d’extraction dans chaque pièce humide et, en simple flux, d’entrées d’air dans chaque pièce principale. Les entrées d’air ne doivent pas être obturées, et elles doivent correspondre au type prévu, notamment en zone de bruit où des entrées d’air acoustiques peuvent être exigées. En double flux, chaque pièce principale doit disposer d’une bouche d’insufflation.

La bouche d’extraction de la cuisine est généralement placée en hauteur, loin de l’entrée d’air. Une bouche à proximité immédiate d’une entrée d’air crée un court circuit qui ventile mal la pièce. Les bouches doivent être fixées et propres, sans plâtre ni peinture dans les orifices.

Caisson de VMC dans des combles avec gaines isolees
Le transit de l’air

Les portes intérieures

En simple flux comme en double flux, l’air doit pouvoir circuler des pièces principales vers les pièces humides. Les portes intérieures sont donc détalonnées, c’est à dire posées avec un espace suffisant sous le battant, ou équipées de grilles de transfert. Une porte posée au ras d’un revêtement de sol épais bloque ce passage.

Vérifiez cet espace après la pose des revêtements : un parquet ou un carrelage posé après les portes peut le réduire. C’est un défaut fréquent et facile à corriger avant la réception.

Les gaines

Le réseau caché

Les gaines relient les bouches au caisson. Elles passent le plus souvent dans les combles ou les faux plafonds. Elles doivent être tendues, sans écrasement, sans coudes trop serrés et sans longueur excessive, qui réduiraient les débits. Dans les combles non chauffés, elles doivent être isolées pour éviter la condensation à l’intérieur des conduits.

Ce réseau se contrôle avant l’isolation des combles, lors de la visite cloisons. Une fois l’isolant soufflé, une gaine écrasée ou déconnectée n’est plus visible. Le rejet de l’air vicié doit se faire vers l’extérieur, par une sortie de toiture ou un rejet mural, jamais dans les combles.

Le caisson

Accessibilité et entretien

Le caisson de la VMC doit être accessible pour l’entretien : nettoyage, remplacement des filtres en double flux, vérification du moteur. Un caisson installé dans un recoin des combles inaccessible sans marcher sur l’isolant ou sur les plaques de plâtre est un défaut d’installation. Il doit être fixé de façon à limiter les vibrations et les bruits transmis.

En double flux, l’évacuation des condensats de l’échangeur doit être raccordée, avec une pente et un siphon, et protégée du gel. Demandez la notice et le carnet d’entretien de l’appareil.

Pensez aussi à l’entretien courant, qui conditionne les performances dans la durée : les bouches d’extraction s’encrassent, surtout en cuisine, et doivent être nettoyées régulièrement ; les entrées d’air se nettoient à l’eau savonneuse ; les filtres d’une double flux se remplacent selon la fréquence indiquée par le fabricant. Une ventilation négligée perd progressivement son efficacité, et les désordres liés au défaut d’entretien ne relèvent pas des garanties du constructeur.

Bouche d extraction de ventilation au plafond d une salle de bains
Le contrôle réglementaire

Ce qui est vérifié à l’achèvement

Depuis la RE2020, les systèmes de ventilation des maisons neuves font l’objet d’un contrôle à l’achèvement, selon un protocole défini : vérification visuelle de l’installation et mesures fonctionnelles aux bouches. Ce contrôle est intégré à l’attestation de prise en compte de la réglementation remise à l’achèvement. Notre article sur la RE2020 en donne le cadre.

Demandez au constructeur le rapport de ce contrôle avant la réception. Il vous indiquera si les débits mesurés sont conformes et si des anomalies ont été relevées. Notre article sur les documents de réception liste les pièces à obtenir.

À la réception

Les vérifications pratiques

Le jour de la réception, vérifiez que la VMC fonctionne : bruit du caisson, aspiration aux bouches, par exemple en approchant une feuille de papier légère. En double flux, vérifiez aussi l’insufflation. Les commandes de grande vitesse en cuisine, si elles existent, doivent fonctionner. Relevez toute bouche manquante, gaine visible écrasée ou bruit anormal. Ces points peuvent faire l’objet de réserves. Notre checklist de réception détaille ces contrôles.

Après l’emménagement, ne coupez jamais la ventilation et n’obturez pas les entrées d’air, même en hiver : c’est la première cause de condensation dans les maisons neuves. Notre article sur l’humidité dans une maison neuve détaille les autres causes possibles.

En résumé

Les points à vérifier

Bouches dans chaque pièce humide et entrées d’air ou bouches d’insufflation dans chaque pièce principale ; portes détalonnées ; gaines tendues, raccordées et isolées en combles ; rejet à l’extérieur ; caisson accessible ; condensats raccordés en double flux ; fonctionnement constaté ; rapport de contrôle de la ventilation remis avant la réception.

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Une ventilation contrôlée avant d’être cachée

Nos experts vérifient gaines, caisson et bouches pendant le chantier, puis le fonctionnement de la VMC à la réception. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la VMC d’une maison neuve

Quelle différence entre VMC simple flux et double flux ?

La simple flux extrait l’air vicié, l’air neuf entrant par des entrées d’air. La double flux insuffle et extrait l’air, avec récupération de chaleur.

Peut on couper la VMC en hiver ?

Non. La ventilation doit fonctionner en permanence pour évacuer l’humidité et les polluants.

Pourquoi faut il un espace sous les portes ?

Pour permettre le passage de l’air des pièces principales vers les pièces humides.

Les gaines de VMC doivent elles être isolées ?

Oui lorsqu’elles traversent des combles non chauffés, pour éviter la condensation.

La ventilation est elle contrôlée à l’achèvement ?

Oui, depuis la RE2020, un contrôle des systèmes de ventilation est intégré à l’attestation remise à l’achèvement.

Comment vérifier que ma VMC fonctionne ?

En constatant l’aspiration aux bouches et en demandant le rapport de contrôle réalisé à l’achèvement.

Faut il entretenir une VMC double flux ?

Oui, notamment par le nettoyage ou le remplacement régulier des filtres, selon la notice.

J’ai de la condensation sur mes fenêtres, est ce la VMC ?

C’est une cause fréquente, mais pas la seule. Un contrôle de la ventilation permet de vérifier son fonctionnement.

Votre VMC vient d’être posée ?

Faites contrôler l’installation avant l’isolation des combles : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine, legifrance.gouv.fr
  • NF DTU 68.3, installations de ventilation mécanique, AFNOR


"Chape
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Chape anhydrite : séchage, ponçage et pose du carrelage

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Chape anhydrite : séchage, ponçage et pose du carrelage

La chape fluide à base de sulfate de calcium, souvent appelée chape anhydrite, s’est imposée dans les maisons neuves, en particulier avec les planchers chauffants. Elle se coule vite, se met à niveau d’elle même et enrobe parfaitement les tubes. Mais elle impose des règles strictes avant la pose d’un carrelage ou d’un parquet : séchage suffisant, ponçage, primaire, mise en chauffe. Négliger l’une d’elles expose à des décollements et des fissures.

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L’essentiel

Avant de poser un revêtement collé sur une chape anhydrite, quatre conditions doivent être réunies : un taux d’humidité résiduelle inférieur au maximum fixé pour le produit, mesuré et non estimé ; l’élimination de la pellicule superficielle par ponçage et dépoussiérage ; l’application du primaire adapté ; et, en présence d’un plancher chauffant, la réalisation de la mise en chauffe selon le protocole prévu. Ces étapes conditionnent la tenue du revêtement pendant des années.

Les valeurs exactes, comme le taux d’humidité admissible ou la durée de mise en chauffe, figurent dans les documents techniques du produit employé. Ce guide présente les principes et les contrôles.

Le matériau

Qu’est ce qu’une chape anhydrite

Une chape fluide à base de sulfate de calcium est un mortier liquide, coulé par pompage, qui se répand et se met à niveau presque seul. Elle se distingue de la chape traditionnelle au ciment, plus ferme, tirée à la règle. Ses avantages sont nombreux : planéité, rapidité de mise en œuvre, faible épaisseur, excellent enrobage des tubes d’un plancher chauffant, ce qui améliore la diffusion de la chaleur.

Elle a aussi des contraintes. Elle est sensible à l’eau et ne convient pas aux locaux humides sans protection adaptée. Elle sèche principalement par évaporation, ce qui impose une bonne ventilation. Et sa surface forme en séchant une fine pellicule, la laitance, qui doit être éliminée avant collage.

Le séchage

Le paramètre le plus important

Une chape fluide contient beaucoup d’eau au coulage. Elle doit sécher jusqu’à un taux d’humidité résiduelle suffisamment bas avant la pose d’un revêtement collé ou d’un parquet. Le taux maximal est fixé par le document technique du produit et par le type de revêtement. Il est nettement plus exigeant que pour une chape ciment, car le sulfate de calcium se dégrade en présence d’humidité prolongée sous un revêtement étanche.

Le temps de séchage dépend de l’épaisseur de la chape, de la température, de l’hygrométrie et de la ventilation. Il se compte en semaines et peut s’allonger fortement en hiver ou dans une maison fermée et mal ventilée. Un planning qui prévoit la pose du carrelage quelques jours après le coulage est irréaliste et doit vous alerter. Notre article sur le planning d’un chantier replace cette étape dans le déroulement.

Pendant cette période, la maison doit rester ventilée, tout en étant protégée du gel et des fortes chaleurs qui provoqueraient un séchage trop rapide de la surface. Les menuiseries posées permettent d’aérer régulièrement, et la ventilation mécanique, si elle est déjà en service, contribue à évacuer l’humidité.

La mesure

Mesurer, pas estimer

Le taux d’humidité d’une chape ne s’estime pas à l’œil ni au toucher : une surface sèche peut cacher une humidité importante en profondeur. La méthode de référence consiste à prélever un échantillon dans l’épaisseur et à le mesurer à l’aide d’un appareil à carbure de calcium, dit méthode CM. Les humidimètres électroniques de surface donnent seulement une indication.

Demandez au constructeur à quel moment et par quelle méthode le taux d’humidité a été mesuré avant la pose du revêtement, et le résultat obtenu. L’entreprise de carrelage est censée le vérifier avant de commencer. La visite chape permet de contrôler l’état de la chape et la planification de la pose.

Chape fluide fraichement coulee sur un plancher chauffant
Le ponçage

Éliminer la laitance

En séchant, la chape fluide fait remonter en surface une fine couche friable, la laitance. Coller un carrelage sur cette pellicule revient à le coller sur une couche qui va se désolidariser. Le ponçage mécanique, suivi d’un dépoussiérage soigné par aspiration, est donc indispensable avant l’application du primaire et la pose d’un revêtement collé.

Le ponçage se fait dans les délais prévus par le fabricant, souvent quelques jours après le coulage, ce qui accélère aussi le séchage. Une chape non poncée se reconnaît à sa surface lisse et légèrement poudreuse, qui se raye facilement à l’ongle ou à la pointe d’un tournevis.

Le primaire

La couche d’accrochage

Après ponçage et dépoussiérage, un primaire adapté au support et à la colle est appliqué. Il régule l’absorption de la chape, améliore l’adhérence et protège le sulfate de calcium de l’eau contenue dans la colle. Un primaire inadapté ou oublié est une cause fréquente de décollement.

La colle à carrelage doit également être compatible avec les chapes à base de sulfate de calcium. Les fiches techniques des produits le précisent. Ces choix relèvent de l’entreprise de carrelage, mais vous pouvez demander que les références des produits figurent dans les documents remis à la réception.

Le plancher chauffant

La mise en chauffe obligatoire

Avec un plancher chauffant, la chape doit subir une première mise en chauffe avant la pose du revêtement. Le protocole, défini par les documents techniques, prévoit une montée progressive en température, un palier, puis une descente progressive. Il accélère le séchage et permet à la chape de subir ses premières dilatations avant d’être recouverte.

Poser un carrelage sur une chape chauffante qui n’a jamais été mise en chauffe expose à des fissures et des décollements au premier hiver. Demandez une trace écrite de la mise en chauffe : dates, températures, durée. La pompe à chaleur doit être opérationnelle pour la réaliser, ce qui suppose une bonne coordination des corps de métier.

Poncage mecanique d une chape avant pose de carrelage
Les pièces humides

Protéger la chape

Dans une salle de bains ou une buanderie, une chape à base de sulfate de calcium doit être protégée de l’eau. Sous une douche à l’italienne, une protection à l’eau sous carrelage est appliquée, avec des bandes d’étanchéité aux angles et au droit des évacuations. Vérifiez lors de la visite que cette protection est prévue et réalisée avant la pose du carrelage.

Une infiltration d’eau sous le carrelage peut dégrader la chape durablement, faisant sonner creux les carreaux puis provoquer leur décollement.

Les signes de défaut

Après la pose

Un revêtement posé sur une chape mal préparée révèle ses défauts dans les mois qui suivent : carreaux qui sonnent creux, joints qui se fissurent, carreaux qui se décollent ou se soulèvent, parquet qui gonfle ou se déforme. Ces désordres doivent être signalés au constructeur par écrit, pendant l’année de parfait achèvement s’ils apparaissent dans ce délai.

Lors de la pré réception et de la réception, l’expert sonde les revêtements de sol et relève les carreaux creux, qui peuvent être mentionnés en réserve. Notre checklist de réception détaille ces vérifications.

En résumé

Les points à contrôler

Chape coulée avec une épaisseur conforme ; ventilation pendant le séchage ; ponçage et dépoussiérage ; humidité résiduelle mesurée par une méthode fiable et inférieure au maximum du produit ; primaire et colle compatibles ; mise en chauffe documentée en cas de plancher chauffant ; protection à l’eau dans les pièces humides. Ces étapes demandent du temps : un planning qui les comprime est un signal d’alerte.

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Votre chape contrôlée avant les revêtements

Nos experts vérifient l’état de la chape, sa préparation et la planification de la pose pendant la visite chape. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la chape anhydrite

Combien de temps faut il attendre avant de carreler une chape anhydrite ?

Le temps nécessaire pour atteindre le taux d’humidité maximal fixé pour le produit. Il se compte en semaines et doit être mesuré.

Faut il poncer une chape anhydrite ?

Oui, pour éliminer la laitance de surface avant l’application du primaire et la pose d’un revêtement collé.

Comment mesurer l’humidité d’une chape ?

La méthode de référence est la mesure à la bombe à carbure sur un prélèvement dans l’épaisseur.

La mise en chauffe est elle obligatoire avec un plancher chauffant ?

Oui, elle doit être réalisée selon le protocole prévu avant la pose du revêtement.

Peut on utiliser une chape anhydrite dans une salle de bains ?

Oui, avec une protection à l’eau adaptée, notamment sous les douches.

Pourquoi mes carreaux sonnent ils creux ?

Souvent à cause d’un défaut d’adhérence : chape trop humide, laitance non éliminée, primaire absent ou colle inadaptée.

Qui est responsable d’un carrelage qui se décolle ?

Le constructeur, qui répond des entreprises qu’il a choisies. Signalez le désordre par écrit.

Quand faire la visite chape ?

Après le coulage et avant la pose des revêtements de sol.

Votre chape vient d’être coulée ?

Faites la contrôler avant les revêtements : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • NF DTU 65.14, exécution de planchers chauffants à eau chaude, AFNOR
  • CSTB, cahiers des prescriptions techniques et avis techniques des chapes fluides à base de sulfate de calcium, cstb.fr
  • Code civil, article 1792-6 (garantie de parfait achèvement), legifrance.gouv.fr


"RE2020
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RE2020 : ce que la réglementation change pour votre maison

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RE2020 : ce que la réglementation change pour votre maison

Depuis le 1er janvier 2022, les maisons individuelles dont le permis de construire est déposé doivent respecter la réglementation environnementale RE2020. Elle remplace la RT2012 et ne se limite plus à la consommation d’énergie : elle prend aussi en compte l’impact carbone de la construction et le confort d’été. Pour vous, maître d’ouvrage, elle se traduit par des choix de chauffage, d’isolation et de matériaux, et par des documents à vérifier au permis et à l’achèvement.

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L’essentiel

La RE2020 fixe des exigences sur trois axes : la sobriété énergétique (besoin bioclimatique Bbio, consommations Cep et Cep,nr), la décarbonation (impact carbone de l’énergie consommée et de la construction, Ic énergie et Ic construction) et le confort d’été (degrés heures d’inconfort, DH). Le respect de ces exigences est justifié par une étude réalisée avant le permis, puis par une attestation à l’achèvement intégrant la mesure de perméabilité à l’air et le contrôle de la ventilation.

Ce guide présente les principes de la réglementation pour un particulier qui fait construire. Les valeurs exactes des seuils dépendent de la localisation, de la surface et de la date de dépôt du permis.

Le champ

Quelles maisons sont concernées

La RE2020 s’applique aux maisons individuelles et aux logements collectifs dont la demande de permis de construire a été déposée à partir du 1er janvier 2022. Elle a été étendue ensuite à d’autres catégories de bâtiments. Pour un CCMI signé aujourd’hui, la question ne se pose donc plus : votre maison doit la respecter.

La réglementation est codifiée dans le Code de la construction et de l’habitation et précisée par un arrêté du 4 août 2021. Elle prévoit des seuils qui se durcissent par étapes, notamment pour l’impact carbone de la construction, avec des paliers en 2025, 2028 et 2031. Le seuil applicable à votre projet dépend de la date de dépôt du permis.

La sobriété

Bbio, Cep et Cep,nr

Le Bbio mesure le besoin bioclimatique de la maison : ses besoins en chauffage, refroidissement et éclairage, indépendamment des équipements. Il dépend de la conception : orientation, compacité, surfaces vitrées, isolation, inertie. Une maison bien conçue a un Bbio bas avant même le choix du chauffage.

Le Cep mesure la consommation d’énergie primaire de la maison pour le chauffage, le refroidissement, l’eau chaude, l’éclairage et les auxiliaires. Le Cep,nr ne compte que l’énergie primaire non renouvelable. Ces indicateurs favorisent les équipements performants et les énergies renouvelables, comme la pompe à chaleur ou le chauffe eau thermodynamique, plus fréquents dans les maisons neuves récentes.

La décarbonation

Ic énergie et Ic construction

L’Ic énergie mesure l’impact carbone des consommations d’énergie sur la durée de vie de la maison. Son seuil pour les maisons individuelles a eu pour effet d’écarter le chauffage au gaz seul dans les maisons neuves. L’Ic construction mesure l’impact carbone des matériaux et des équipements, depuis leur fabrication jusqu’à leur fin de vie, à partir d’une analyse de cycle de vie.

Ce second indicateur pousse progressivement vers des matériaux moins émetteurs, comme le bois ou les isolants biosourcés, et vers une conception plus économe en matière. Ses seuils se durcissent par paliers, ce qui explique les évolutions des catalogues des constructeurs.

Pompe a chaleur exterieure installee contre une maison neuve
Le confort d’été

Les degrés heures d’inconfort

Nouveauté de la RE2020, l’indicateur DH mesure le nombre de degrés heures pendant lesquels la température intérieure dépasse un seuil de confort lors d’une période de forte chaleur. Au delà de 1250 degrés heures, la maison n’est pas conforme. Entre un seuil bas et ce maximum, une pénalité est intégrée au calcul des consommations.

Cet indicateur favorise les protections solaires, comme les volets et débords de toit, l’inertie, la ventilation nocturne et une orientation réfléchie des vitrages. Lors de la conception, demandez au constructeur comment le confort d’été est traité, surtout dans les régions chaudes.

Les documents

Ce que vous devez recevoir

Au dépôt du permis de construire, une attestation justifie la prise en compte de la réglementation, à partir de l’étude thermique et environnementale. À l’achèvement, une seconde attestation, établie par un professionnel habilité, confirme la prise en compte de la réglementation au regard de ce qui a été réalisé. Elle intègre le résultat de la mesure de perméabilité à l’air et le contrôle des systèmes de ventilation. Cette attestation est à joindre à la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux.

Demandez ces documents au constructeur. Notre article sur les documents de la réception recense les pièces à obtenir.

Le chantier

Ce que la RE2020 change sur le terrain

Une maison RE2020 n’est performante que si elle est bien construite. L’étude thermique suppose des isolants d’une épaisseur et d’une performance données, des ponts thermiques traités, une enveloppe étanche à l’air et une ventilation efficace. Le moindre écart d’exécution peut dégrader les performances réelles et, dans certains cas, compromettre l’attestation à l’achèvement.

D’où l’intérêt des contrôles en cours de chantier : la visite cloisons vérifie l’isolation et la membrane avant les doublages, et la pré réception contrôle les équipements. Nos articles sur l’isolation, le test d’étanchéité à l’air et la VMC détaillent ces vérifications.

Maison neuve contemporaine avec debords de toit et volets
Le contrat

Ce que la notice doit refléter

La notice descriptive du CCMI doit décrire les isolants, les menuiseries, le système de chauffage, la production d’eau chaude et la ventilation, en cohérence avec l’étude thermique. Une notice imprécise rend difficile la vérification sur le chantier. Lors de la signature, assurez vous que les caractéristiques principales sont indiquées : résistance thermique des isolants, type de vitrage, type de pompe à chaleur ou de chauffe eau, type de ventilation.

Toute modification de ces éléments en cours de chantier doit être compatible avec l’étude thermique. Un changement de menuiseries ou d’isolant décidé pour des raisons de coût peut remettre en cause la conformité. Exigez un avenant et, si nécessaire, une mise à jour de l’étude. Notre article sur les notices descriptives détaille les points à vérifier.

Les limites

Ce que la RE2020 ne garantit pas

La RE2020 est une réglementation de conception et de moyens, vérifiée par le calcul et par quelques mesures à l’achèvement. Elle ne garantit pas une consommation réelle, qui dépend aussi de votre usage, du climat de l’année et de la qualité de l’exécution. Elle ne contrôle pas non plus chaque détail de mise en œuvre de l’isolation.

Les désordres d’exécution qui affectent l’isolation ou la ventilation relèvent des garanties légales, selon leur gravité. Un contrôle indépendant pendant le chantier reste la meilleure façon de s’assurer que la maison construite correspond à la maison calculée.

En résumé

Les points à retenir

RE2020 applicable aux maisons dont le permis est déposé depuis 2022 ; six indicateurs sur l’énergie, le carbone et le confort d’été ; seuils qui se durcissent par paliers ; attestation au permis et à l’achèvement, avec perméabilité à l’air et contrôle de la ventilation ; notice descriptive cohérente avec l’étude ; exécution à contrôler pendant le chantier.

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La maison calculée, la maison construite

Nos experts vérifient pendant le chantier que l’isolation, l’étanchéité à l’air et les équipements correspondent à l’étude RE2020. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la RE2020 pour une maison neuve

Depuis quand la RE2020 s’applique t elle aux maisons ?

Aux maisons dont la demande de permis de construire a été déposée à partir du 1er janvier 2022.

Quels sont les indicateurs de la RE2020 ?

Bbio, Cep, Cep,nr, Ic énergie, Ic construction et DH, qui portent sur l’énergie, le carbone et le confort d’été.

Peut on encore chauffer une maison neuve au gaz ?

Le seuil d’impact carbone de l’énergie a eu pour effet d’écarter le chauffage au gaz seul dans les maisons individuelles neuves.

Qu’est ce que l’indicateur DH ?

Il mesure l’inconfort en période de forte chaleur. Au delà de 1250 degrés heures, la maison n’est pas conforme.

Quels documents RE2020 dois je recevoir ?

Une attestation au dépôt du permis et une attestation à l’achèvement, jointe à la déclaration d’achèvement.

La RE2020 garantit elle une faible consommation ?

Non. Elle fixe des exigences de conception et de moyens. La consommation réelle dépend aussi de l’usage et de l’exécution.

Peut on modifier les isolants en cours de chantier ?

Seulement si la modification reste compatible avec l’étude thermique. Exigez un avenant et une vérification.

Les seuils évoluent ils ?

Oui, notamment pour l’impact carbone de la construction, avec des paliers en 2025, 2028 et 2031.

Votre maison est soumise à la RE2020 ?

Faites vérifier son exécution pendant le chantier : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L171-1 et R172-1 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Décret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 relatif aux exigences de performances énergétiques et environnementales des constructions, legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine, legifrance.gouv.fr
  • Ministère de la Transition écologique, réglementation environnementale RE2020, ecologie.gouv.fr


"Test
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Test d’étanchéité à l’air : comprendre le résultat

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Test d’étanchéité à l’air : comprendre le résultat

À l’achèvement d’une maison neuve, une mesure de la perméabilité à l’air doit être réalisée par un opérateur autorisé. Son résultat figure dans l’attestation de prise en compte de la réglementation environnementale, jointe à la déclaration d’achèvement des travaux. Pour une maison individuelle, la valeur à respecter est de 0,6 m³/(h.m²). Que mesure exactement ce test, comment lire le rapport, et que faire si le résultat est mauvais ?

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L’essentiel

Le test d’étanchéité à l’air consiste à mettre la maison en dépression à l’aide d’une porte soufflante, puis à mesurer le débit d’air qui s’infiltre par les défauts de l’enveloppe. Le résultat, appelé Q4Pa surf, s’exprime en m³ par heure et par m² de parois déperditives. Pour une maison individuelle neuve, il ne doit pas dépasser 0,6 m³/(h.m²). Un test intermédiaire, avant la pose des doublages, permet de corriger les fuites quand elles sont encore accessibles.

Les valeurs citées sont celles de la réglementation applicable aux maisons individuelles neuves. Vérifiez dans votre étude thermique si une valeur plus exigeante a été retenue pour votre projet.

Le principe

Ce que mesure le test

Une maison n’est jamais parfaitement étanche : l’air passe par les jonctions entre menuiseries et murs, les traversées de gaines, les boîtiers électriques, les trappes, les coffres de volets roulants, les défauts de membrane. Ces infiltrations non maîtrisées font entrer de l’air froid en hiver, perturbent le fonctionnement de la ventilation, augmentent la consommation de chauffage et peuvent provoquer de la condensation dans les parois.

Le test mesure globalement ces fuites. L’opérateur ferme les ouvertures volontaires, comme les entrées d’air de la ventilation, installe un ventilateur dans l’encadrement d’une porte extérieure et met la maison en dépression. Le débit nécessaire pour maintenir cette dépression correspond au débit de fuite. Rapporté à la surface des parois froides, il donne l’indicateur Q4Pa surf.

L’obligation

Ce qu’exige la réglementation

Pour une maison individuelle neuve, la réglementation environnementale impose que la perméabilité à l’air de l’enveloppe ne dépasse pas 0,6 m³/(h.m²) sous 4 pascals. La mesure doit être réalisée à l’achèvement par un opérateur autorisé, c’est à dire formé et habilité à cette mesure. Son résultat est repris dans l’attestation de prise en compte de la réglementation, que le maître d’ouvrage doit joindre à la déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux.

La RE2020 a également introduit un contrôle des systèmes de ventilation à l’achèvement : vérification de l’installation et mesures de débits ou de pressions aux bouches. Notre article sur la VMC détaille ces vérifications. Pour le contexte général, consultez notre article sur la RE2020.

Le rapport

Comment lire les résultats

Le rapport de mesure indique la valeur mesurée de Q4Pa surf, la valeur à respecter et la conclusion : conforme ou non conforme. Il précise aussi les conditions de la mesure, la surface des parois prise en compte, les ouvertures obturées et l’état du bâtiment au moment du test.

Lisez aussi la partie qualitative : l’opérateur relève souvent les principales fuites détectées, à l’aide d’un détecteur de courant d’air ou d’une caméra thermique. Cette liste est précieuse : même si le résultat global est conforme, des fuites localisées peuvent causer un inconfort ou de la condensation. Vous pouvez les mentionner dans vos réserves à la réception si elles correspondent à des défauts d’exécution.

Porte soufflante de mesure d etancheite a l air dans un encadrement de porte
Le test intermédiaire

Tester avant les doublages

Le test réglementaire a lieu à l’achèvement, quand les fuites sont cachées derrière les plaques de plâtre. Si le résultat est mauvais, les corrections sont difficiles. C’est pourquoi beaucoup de professionnels recommandent un test intermédiaire, réalisé une fois la maison hors d’air et la membrane posée, avant les doublages. Les fuites peuvent alors être localisées et traitées directement sur la membrane, les raccords et les traversées.

Ce test intermédiaire n’est pas obligatoire. Demandez au constructeur s’il le prévoit. À défaut, la visite cloisons permet de contrôler visuellement la continuité de la membrane et le traitement des percements, qui sont les principales sources de fuites. Notre article sur le contrôle de l’isolation détaille ces points.

Les fuites typiques

Où l’air passe le plus souvent

Les fuites se concentrent sur quelques points récurrents : la liaison entre les menuiseries et la maçonnerie, les coffres de volets roulants, la trappe d’accès aux combles, les boîtiers électriques des murs extérieurs, les traversées de gaines et de canalisations, la jonction entre murs et plafond, les gaines techniques et les conduits de fumée.

Au plancher bas, les traversées des réseaux venant du vide sanitaire sont aussi des points sensibles. La porte de garage intégrée et la porte qui sépare le garage de la maison doivent être étanches si le garage est hors du volume chauffé.

Dans une maison avec sous sol ou garage accolé, la porte de communication et les traversées entre volume chauffé et volume non chauffé sont également à surveiller. Les conduits de fumée d’un poêle ou d’une cheminée traversent l’enveloppe et doivent être raccordés à la membrane par des accessoires adaptés. Enfin, la qualité des joints de mastic autour des menuiseries vieillit : un contrôle de leur état fait partie des points à vérifier pendant l’année de parfait achèvement.

Un résultat non conforme

Que faire si le test échoue

Si la valeur mesurée dépasse 0,6 m³/(h.m²), la maison ne respecte pas l’exigence réglementaire. C’est au constructeur de rechercher et de corriger les fuites, puis de faire réaliser une nouvelle mesure. Le délai et les modalités doivent être fixés par écrit. Ne réceptionnez pas sans avoir connaissance du résultat, ou formulez une réserve explicite si le test n’a pas encore été réalisé ou si sa conformité n’est pas démontrée.

Un résultat non conforme peut aussi révéler des défauts plus larges d’exécution de l’enveloppe. Une analyse des fuites relevées par l’opérateur aide à identifier leur origine et à vérifier que les corrections ne se limitent pas à des rustines.

Technicien avec une camera thermique pres d une fenetre
À la réception

Demander le rapport

Avant la réception, demandez au constructeur le rapport de mesure de la perméabilité à l’air et l’attestation de prise en compte de la réglementation. Vous en aurez besoin pour la déclaration d’achèvement. Vérifiez que le rapport concerne bien votre maison, qu’il a été établi dans l’état final et qu’il conclut à la conformité.

Notre article sur les documents à obtenir à la réception liste l’ensemble des pièces à réclamer. Lors de la pré réception, l’expert peut aussi repérer des points de fuite visibles, comme des joints de menuiserie manquants ou une trappe non étanche.

Après la réception

Les signes d’une enveloppe perméable

Une maison peu étanche se manifeste par des courants d’air autour des prises et des menuiseries, une sensation de froid près des murs, des bouches de ventilation qui fonctionnent mal, une consommation de chauffage élevée et, parfois, de la condensation ou des traces de moisissure. Un nouveau test, accompagné d’une recherche de fuites, peut objectiver ces constats.

Pendant l’année qui suit la réception, la garantie de parfait achèvement couvre les désordres signalés. Au delà, selon leur gravité, d’autres garanties peuvent s’appliquer.

En résumé

Les points à retenir

Valeur maximale de 0,6 m³/(h.m²) pour une maison individuelle ; mesure par un opérateur autorisé à l’achèvement ; résultat repris dans l’attestation jointe à la déclaration d’achèvement ; test intermédiaire recommandé avant les doublages ; contrôle visuel de la membrane lors de la visite cloisons ; rapport à demander avant la réception ; réserve explicite si la conformité n’est pas démontrée.

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Une enveloppe contrôlée avant d’être fermée

Nos experts vérifient membrane, raccords et traversées pendant la visite cloisons, là où se jouent la plupart des fuites d’air. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, le test d’étanchéité à l’air

Le test d’étanchéité à l’air est il obligatoire ?

Oui pour une maison individuelle neuve : une mesure doit être réalisée à l’achèvement par un opérateur autorisé.

Quelle valeur faut il respecter ?

0,6 m³/(h.m²) sous 4 pascals pour une maison individuelle, sauf valeur plus exigeante retenue dans l’étude thermique.

Qui réalise le test ?

Un opérateur autorisé, formé et habilité à réaliser cette mesure selon le protocole réglementaire.

Qui paie le test ?

Cela dépend du contrat. Vérifiez si la mesure est incluse dans le prix du CCMI.

Faut il faire un test intermédiaire ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est recommandé pour corriger les fuites avant les doublages.

Que faire si le test est non conforme ?

Le constructeur doit corriger les fuites et faire réaliser une nouvelle mesure. Ne réceptionnez pas sans réserve tant que la conformité n’est pas démontrée.

Où sont les fuites les plus fréquentes ?

Autour des menuiseries, aux coffres de volets roulants, à la trappe des combles, aux boîtiers électriques et aux traversées de gaines.

Le résultat du test me sert il après la réception ?

Oui : il est joint à la déclaration d’achèvement et sert de référence en cas de désordre ultérieur.

Vous approchez de la fin du chantier ?

Faites contrôler l’enveloppe avant les doublages : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles R172-1 et suivants (exigences de performance des bâtiments neufs), legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 4 août 2021 relatif aux exigences de performance énergétique et environnementale des constructions de bâtiments en France métropolitaine, legifrance.gouv.fr
  • Ministère de la Transition écologique, réglementation environnementale RE2020, ecologie.gouv.fr


"Isolation
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Isolation d’une maison neuve : contrôler avant la pose des doublages

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Isolation d’une maison neuve : contrôler avant la pose des doublages

L’isolation d’une maison neuve détermine son confort et sa consommation pour des décennies. Or elle disparaît très vite derrière les plaques de plâtre. Un isolant mal jointé, écrasé, interrompu au droit d’une gaine ou une membrane d’étanchéité à l’air déchirée ne se verront plus jamais, mais se paieront chaque hiver. Le seul moment pour les contrôler est l’intervalle entre la pose de l’isolant et la fermeture des doublages.

Plus de 65 experts certifiésAvis neutre et indépendantIntervention dans toute la France
L’essentiel

Avant la pose des doublages, vérifiez que l’isolant correspond à la notice descriptive (nature, épaisseur, résistance thermique), qu’il est posé en continu, sans vides ni tassements, que les jonctions avec les menuiseries, les planchers et la toiture sont traitées, que les ponts thermiques prévus sont rupteurs, et que la membrane ou le pare vapeur est continu, avec des percements étanchés. Ces contrôles se font lors de la visite cloisons.

Ce guide porte sur l’isolation intérieure des murs et des combles, la configuration la plus courante en maison individuelle neuve. Une isolation par l’extérieur ou une ossature bois appellent des contrôles adaptés.

L’enjeu

Pourquoi l’isolation se contrôle avant les doublages

Dans une maison neuve, l’isolation des murs est le plus souvent réalisée par l’intérieur : un isolant, laine minérale ou polystyrène, est fixé contre la maçonnerie puis recouvert de plaques de plâtre. En combles, l’isolant est soufflé ou déroulé sur le plafond. Une fois les plaques posées et l’isolant soufflé, aucun contrôle visuel n’est plus possible sans démolition.

Les défauts d’isolation ont pourtant des conséquences durables : parois froides, inconfort, condensation, moisissures, surconsommation de chauffage. Ils peuvent aussi compromettre le résultat du test d’étanchéité à l’air exigé à l’achèvement. C’est pourquoi la visite cloisons se place au moment où l’isolant est posé mais encore visible, avant la fermeture des doublages.

La conformité

Comparer avec la notice descriptive

La notice descriptive annexée au CCMI précise la nature et les caractéristiques des isolants : type de matériau, épaisseur, résistance thermique R. Ces caractéristiques découlent de l’étude thermique réalisée pour le permis de construire, qui justifie le respect de la réglementation environnementale. Le premier contrôle consiste à vérifier que l’isolant posé correspond à ce qui est prévu.

Les étiquettes des produits, souvent visibles sur l’emballage ou imprimées sur l’isolant, indiquent la résistance thermique et la certification. Photographiez les. Un isolant d’épaisseur inférieure ou de performance moindre que celle prévue est une non conformité, qui peut aussi remettre en cause l’attestation de prise en compte de la réglementation à l’achèvement. Notre article sur la RE2020 explique ces obligations.

La continuité

Pas de vides, pas de tassements

Un isolant n’est efficace que s’il est continu. Les panneaux doivent être jointifs, sans espaces entre eux ni contre les murs de refend, les planchers et les menuiseries. Les vides, même étroits, créent des zones froides où la chaleur s’échappe et où l’humidité peut condenser. Les découpes autour des boîtiers électriques, des gaines et des canalisations doivent être ajustées.

Une laine écrasée perd une partie de sa performance : elle ne doit pas être comprimée par une fourrure, une gaine ou un rail. Dans les combles, l’épaisseur de l’isolant soufflé doit être homogène et repérée par des piges graduées. Un isolant tassé par un passage d’ouvrier, ou repoussé par le vent sous les débords de toit, doit être reconstitué.

Isolant en laine minerale pose contre un mur avant doublage
Les jonctions

Menuiseries, planchers, toiture

Les points singuliers concentrent la plupart des défauts. Autour des menuiseries, la liaison entre le dormant et la maçonnerie doit être isolée et étanchée, et l’isolant du mur doit venir jusqu’au tableau. Au niveau des planchers intermédiaires et du plancher bas, le traitement des ponts thermiques est prévu par l’étude thermique, souvent par des rupteurs ou des planelles isolantes.

À la jonction entre les murs et les combles, l’isolant des murs doit rejoindre celui du plafond sans discontinuité. Un vide à cet endroit est fréquent et crée une bande froide en haut des murs, propice aux traces noires de moisissure. Vérifiez aussi l’isolation des trappes de visite des combles et des coffres de volets roulants.

L’étanchéité à l’air

La membrane et ses percements

Sur la face chaude de l’isolant, une membrane pare vapeur ou d’étanchéité à l’air empêche l’air intérieur, chargé d’humidité, de pénétrer dans l’isolant. Elle doit être continue : lés recouverts et adhésivés, raccords aux murs et aux menuiseries collés, percements des gaines et des câbles traités avec des manchons ou des adhésifs adaptés.

Une membrane déchirée, mal raccordée ou percée sans traitement laisse passer l’air. Elle dégrade l’isolation, peut provoquer de la condensation dans les parois et compromet le résultat du test d’étanchéité à l’air. Avec une isolation par plaques à pare vapeur intégré, ce sont les joints entre plaques et les traversées qui assurent l’étanchéité.

Les réseaux

Gaines et boîtiers

Les réseaux électriques et de plomberie passent souvent dans l’épaisseur de l’isolation ou du vide technique. Ils doivent être posés sans écraser l’isolant ni percer inutilement la membrane. Les boîtiers électriques dans les murs extérieurs doivent être étanches à l’air, ce qui suppose des boîtiers adaptés.

Ce contrôle des réseaux est aussi l’occasion de photographier leur cheminement avant fermeture : vous saurez plus tard où percer sans risque. Notre article sur la visite de chantier détaille cette pratique.

Les canalisations d’eau situées dans des zones non chauffées, comme le vide sanitaire, un garage ou les combles, doivent être protégées du gel, généralement par un isolant de canalisation. Les gaines de ventilation qui traversent les combles doivent elles aussi être isolées, pour éviter la condensation à l’intérieur des conduits et les pertes de chaleur. Ces détails sont simples à corriger tant que les combles ne sont pas encore isolés et que les plafonds ne sont pas posés. Une fois l’isolant soufflé, l’accès devient difficile et chaque intervention risque de le tasser.

Membrane pare vapeur adhesivee autour d une fenetre
Les signes après réception

Ce que révèle une isolation défaillante

Une isolation défaillante se manifeste par des parois froides au toucher, des traces de moisissure dans les angles et en haut des murs, de la condensation persistante, des courants d’air autour des prises et des menuiseries, une consommation de chauffage supérieure aux prévisions. Une caméra thermique peut localiser les défauts, mais leur correction impose d’ouvrir les doublages. Notre article sur l’humidité dans une maison neuve aide à distinguer les causes.

Selon leur gravité, ces désordres peuvent relever de la garantie de parfait achèvement, s’ils sont signalés dans l’année, ou de la garantie décennale s’ils rendent la maison impropre à sa destination.

L’expert

Ce que contrôle la visite cloisons

Lors de la visite cloisons, l’expert vérifie la conformité des isolants à la notice, leur continuité et leur mise en œuvre, le traitement des jonctions et des ponts thermiques, la continuité de la membrane, le passage des réseaux et la position des cloisons par rapport aux plans. Le rapport décrit les anomalies à corriger avant la pose des doublages. Il constitue une trace précieuse de ce qui se trouve derrière les plaques, et il vous permet de demander des corrections tant qu’elles sont simples et peu coûteuses. Coordonnez la date de cette visite avec le constructeur : la fenêtre entre la pose de l’isolant et celle des plaques est parfois courte.

En résumé

Les points à vérifier

Isolant conforme à la notice (nature, épaisseur, R) ; pose continue, sans vides ni écrasement ; jonctions avec menuiseries, planchers et combles traitées ; ponts thermiques prévus réalisés ; membrane continue, raccordée et étanchée aux percements ; réseaux posés sans dégrader l’isolation ; épaisseur homogène en combles. Tout cela se contrôle en quelques heures, au bon moment.

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L’isolation contrôlée avant les plaques

Nos experts vérifient isolants, jonctions et membrane pendant la visite cloisons, avant que tout disparaisse derrière les doublages. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, le contrôle de l’isolation

Quand contrôler l’isolation d’une maison neuve ?

Après la pose de l’isolant et avant la fermeture des doublages, lors de la visite cloisons.

Comment savoir si l’isolant est conforme ?

En comparant son étiquette (nature, épaisseur, résistance thermique) avec la notice descriptive du contrat.

Une laine écrasée isole t elle moins bien ?

Oui, une laine comprimée perd une partie de sa performance.

À quoi sert la membrane pare vapeur ?

À empêcher l’air intérieur humide de pénétrer dans l’isolant et à assurer l’étanchéité à l’air.

Où se situent les défauts d’isolation les plus fréquents ?

Aux jonctions : autour des menuiseries, en haut des murs sous les combles, au droit des planchers.

Peut on contrôler l’isolation après la réception ?

Une caméra thermique peut localiser des défauts, mais leur correction impose d’ouvrir les doublages.

Un défaut d’isolation est il couvert par la décennale ?

S’il rend la maison impropre à sa destination, il peut l’être. Les désordres moins graves relèvent d’autres garanties.

L’isolant soufflé des combles doit il être contrôlé ?

Oui : épaisseur homogène, repérée par des piges, sans zones tassées ou découvertes.

Vos isolants viennent d’être posés ?

Programmez la visite cloisons avant les doublages : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, articles L171-1 et R172-1 et suivants (performance énergétique et environnementale des bâtiments neufs), legifrance.gouv.fr
  • Ministère de la Transition écologique, réglementation environnementale RE2020, ecologie.gouv.fr
  • Code civil, articles 1792 et suivants (garanties légales), legifrance.gouv.fr


"Charpente
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Charpente en fermettes : les défauts à repérer

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Charpente en fermettes : les défauts à repérer

La plupart des maisons individuelles neuves sont couvertes par une charpente industrielle en fermettes. Légère, rapide à poser et économique, elle est aussi exigeante : chaque fermette est calculée pour un usage précis et la stabilité de l’ensemble repose sur un contreventement soigné. Une erreur de pose, une fermette coupée ou un contreventement oublié peuvent compromettre la toiture. Voici les défauts à repérer avant la couverture et les isolants.

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L’essentiel

Une charpente en fermettes est un ensemble de triangles en bois assemblés par des connecteurs métalliques, posés à intervalles réguliers et rendus solidaires par un contreventement. Les points de contrôle sont l’aplomb et l’alignement des fermettes, l’intégrité des bois et des connecteurs, la présence et la continuité des contreventements et des antiflambements, l’ancrage sur les murs et l’absence de modification sur le chantier. Ils se vérifient avant la pose de la couverture et de l’isolation.

La pose des charpentes industrielles relève notamment du NF DTU 31.3 et des plans de pose fournis par le fabricant. Ce guide présente les contrôles visuels principaux.

Le principe

Comment fonctionne une charpente en fermettes

Chaque fermette est un treillis triangulé : deux arbalétriers qui portent la couverture, un entrait en partie basse qui sert souvent de support au plafond, et des diagonales intérieures en forme de W ou de M. Les pièces sont assemblées par des connecteurs métalliques à dents, pressés en usine. Les fermettes sont posées à un entraxe régulier, défini par le fabricant.

Prise isolément, une fermette est très instable dans le sens perpendiculaire à son plan : elle se déverse facilement. C’est le contreventement qui transforme une rangée de fermettes en une structure stable. Il est constitué de pièces filantes et de diagonales, et il est défini par le fabricant dans le plan de pose. Sans lui, la charpente peut se déformer, voire s’effondrer sous une charge de neige ou de vent.

Les documents

Le plan de pose, référence du contrôle

Le fabricant de la charpente fournit une note de calcul et un plan de pose. Ces documents indiquent l’implantation des fermettes, leur entraxe, les contreventements, les antiflambements, les fixations et les charges prises en compte : poids de la couverture, neige, vent, plafond, éventuels équipements dans les combles.

Demandez au constructeur de vous les communiquer, ou au moins de les tenir à disposition de l’expert lors de la visite. Ils permettent de vérifier que la pose correspond au calcul. Ils sont aussi utiles plus tard, si vous envisagez de stocker des affaires dans les combles ou d’installer des équipements : une fermette n’est pas conçue pour supporter une charge qui n’a pas été prévue.

Les contreventements

Le défaut le plus fréquent et le plus grave

Les contreventements sont souvent posés en dernier et parfois de façon incomplète. Vérifiez la présence des filants qui relient les fermettes entre elles, des diagonales dans le plan des arbalétriers et des entraits, et des antiflambements sur les diagonales longues lorsque le plan les prévoit. Les pièces doivent être fixées sur chaque fermette croisée, avec le nombre de pointes prévu, et rester continues sur toute la longueur.

Un contreventement absent ou interrompu, par exemple coupé pour faire passer une trappe ou une gaine, affaiblit l’ensemble. Ce défaut ne se voit plus une fois l’isolant soufflé ou déroulé dans les combles. Il doit donc être contrôlé avant l’isolation, lors de la visite gros œuvre ou au plus tard lors de la visite cloisons.

Charpente en fermettes industrielles avec contreventements dans des combles
Les modifications

Ne jamais couper une fermette

Une fermette est calculée comme un tout. Couper un entrait pour faire passer un conduit, scier une diagonale pour aménager une trappe, retirer une pièce pour gagner de la place dans les combles : ces modifications font disparaître une partie de la structure et peuvent entraîner une déformation ou une rupture.

Les trappes d’accès, les conduits de cheminée et les sorties de ventilation doivent être prévus dans le plan de pose, avec des chevêtres adaptés. Si vous constatez une fermette coupée ou entaillée, signalez le immédiatement par écrit : la réparation doit être définie par le fabricant ou un bureau d’études, pas improvisée.

L’état des bois

Bois, connecteurs et stockage

Les fermettes sont livrées sur le chantier et doivent être stockées à plat ou verticalement, sur des cales, à l’abri de l’humidité prolongée. Un stockage en vrac au sol peut déformer les pièces ou décoller des connecteurs. Avant la pose, et une fois la charpente levée, les connecteurs doivent être plaqués sur toute leur surface, sans dents arrachées ni déformation.

Les bois ne doivent pas présenter de fentes importantes, de nœuds affaiblissant une pièce mince ou de traces de choc. Une fermette endommagée pendant le transport ou le levage doit être remplacée ou réparée selon les instructions du fabricant.

La pose

Aplomb, entraxe et appuis

Les fermettes doivent être posées d’aplomb, alignées et à l’entraxe prévu. Un défaut d’aplomb se voit en observant les pignons et l’alignement des pointes de fermettes. Un entraxe irrégulier peut poser problème pour la fixation des plaques de plafond et pour la couverture.

Chaque fermette repose sur le mur, sur une lisse ou une sablière, et doit être ancrée pour résister au soulèvement par le vent, à l’aide de pattes ou d’équerres fixées dans le chaînage de couronnement. Notre article sur les chaînages détaille cette liaison. Un appui insuffisant ou une fermette simplement posée sans fixation est un défaut à corriger.

Levage de fermettes par une grue sur un chantier de maison
Les combles

Un espace non aménageable

Avec une charpente en fermettes traditionnelle, les combles sont dits perdus : l’encombrement des diagonales empêche de les aménager, et l’entrait n’est pas dimensionné pour recevoir un plancher habitable. Si vous envisagez de les aménager un jour, il faut le prévoir dès la conception, avec des fermettes à entrait porteur ou une charpente adaptée.

Le stockage d’objets lourds sur les entraits, ou la pose d’un plancher improvisé, peut surcharger la charpente et fissurer les plafonds. Les équipements lourds installés dans les combles, comme un ballon d’eau chaude ou une centrale de ventilation, doivent avoir été pris en compte dans le calcul.

Après la réception

Les signes d’un problème de charpente

Une charpente défaillante se manifeste par une déformation visible de la toiture, des tuiles qui se déplacent, des fissures au plafond ou à la jonction entre murs et plafond, des portes intérieures qui frottent. Ces désordres peuvent relever de la garantie décennale s’ils compromettent la solidité de l’ouvrage. Notre article sur la garantie décennale détaille les démarches.

Si vous constatez ces signes, ne montez pas dans les combles pour tenter une réparation et n’ajoutez aucune charge. Photographiez les désordres, notez leur date d’apparition et leur évolution, puis informez le constructeur par écrit. Pendant l’année qui suit la réception, la garantie de parfait achèvement couvre les désordres signalés ; au delà, selon leur gravité, la garantie décennale et l’assurance dommages ouvrage prennent le relais. Une expertise permet de déterminer l’origine du désordre : défaut de pose, contreventement incomplet, surcharge ou mouvement de la maçonnerie. C’est indispensable pour orienter la réclamation vers la bonne garantie.

En résumé

Les contrôles avant la couverture et l’isolation

Plan de pose disponible ; fermettes d’aplomb, alignées, à l’entraxe prévu ; connecteurs intacts ; aucune pièce coupée ni entaillée ; contreventements et antiflambements complets, continus et fixés ; ancrage sur chaque appui ; trappes et conduits prévus avec chevêtres. Ces vérifications sont rapides quand la charpente est encore à nu, et impossibles une fois l’isolant en place.

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Votre charpente vérifiée avant d’être masquée

Nos experts contrôlent fermettes, contreventements et ancrages avant la couverture et l’isolation des combles. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, les charpentes en fermettes

Qu’est ce qu’une fermette ?

Un élément de charpente industriel triangulé, en bois assemblé par des connecteurs métalliques, posé à intervalles réguliers.

Pourquoi le contreventement est il si important ?

Parce qu’une fermette isolée est instable. Le contreventement rend l’ensemble de la charpente stable.

Peut on couper une fermette pour faire passer un conduit ?

Non. Toute réservation doit être prévue dans le plan de pose, avec un chevêtre adapté.

Peut on aménager des combles en fermettes ?

Pas avec des fermettes classiques. Un aménagement doit être prévu dès la conception.

Peut on stocker des affaires dans les combles ?

Seulement dans la limite des charges prévues par le calcul de la charpente. Renseignez vous auprès du constructeur.

Quand faire contrôler la charpente ?

Avant la couverture et l’isolation des combles, quand les contreventements sont encore visibles.

Quels signes indiquent un défaut de charpente ?

Une toiture déformée, des tuiles déplacées, des fissures au plafond ou en haut des murs.

Un défaut de charpente relève t il de la décennale ?

Oui s’il compromet la solidité de l’ouvrage ou le rend impropre à sa destination.

Votre charpente vient d’être posée ?

Faites la contrôler avant l’isolation : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • NF DTU 31.3, charpentes en bois assemblées par connecteurs métalliques ou goussets, AFNOR
  • Code civil, article 1792 (responsabilité décennale), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L231-1 et suivants (CCMI), legifrance.gouv.fr


"Chainages
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Chaînages et linteaux : vérifier la structure de sa maison

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Chaînages et linteaux : vérifier la structure de sa maison

Les chaînages et les linteaux sont l’ossature cachée d’une maison en maçonnerie. Ils relient les murs entre eux, reprennent les charges au dessus des ouvertures et donnent à la construction sa cohésion. Une fois les enduits posés, ils deviennent invisibles. C’est donc pendant le gros œuvre, et seulement à ce moment, qu’on peut vérifier qu’ils sont correctement réalisés.

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L’essentiel

Un chaînage est un élément en béton armé intégré à la maçonnerie : horizontal au niveau des planchers et en tête de murs, vertical aux angles et aux intersections. Un linteau est la poutre qui franchit une ouverture et reporte les charges sur les murs de part et d’autre. Les points à contrôler sont la continuité des aciers, leurs recouvrements, l’enrobage, le remplissage du béton, les appuis des linteaux et la liaison avec les planchers et la charpente.

Ce guide présente les principes et les contrôles visuels. Les dimensions exactes dépendent du projet, des règles de l’art applicables (dont le DTU 20.1 pour la maçonnerie) et, le cas échéant, des règles parasismiques.

Le rôle

Pourquoi une maison a besoin de chaînages

Une maçonnerie de blocs ou de briques résiste bien à la compression, mais mal à la traction et aux efforts horizontaux. Sans éléments de liaison, les murs se comportent comme des panneaux indépendants : un mouvement du sol, une poussée de la charpente ou un tassement différentiel peut les fissurer ou les écarter. Les chaînages forment une ceinture et des poteaux en béton armé qui solidarisent l’ensemble.

Les chaînages horizontaux sont réalisés au niveau de chaque plancher et en couronnement des murs, sous la charpente. Les chaînages verticaux sont placés aux angles de la maison, à la rencontre des murs porteurs et, selon les cas, de part et d’autre des grandes ouvertures. Ils partent des fondations, où des aciers en attente doivent être prévus, et rejoignent le chaînage horizontal supérieur.

Les linteaux

Franchir une ouverture

Au dessus d’une fenêtre, d’une porte ou d’une baie, la maçonnerie doit reposer sur un élément capable de porter les charges : c’est le linteau. Il peut être préfabriqué ou coulé en place dans des blocs coffrants. Ses dimensions et son armature dépendent de la portée de l’ouverture et des charges qu’il supporte : mur au dessus, plancher, charpente.

Le linteau doit reposer sur la maçonnerie de chaque côté avec une longueur d’appui suffisante, conforme aux prescriptions du fabricant ou aux règles de l’art. Un appui trop court concentre les charges sur une faible surface et peut provoquer une fissuration en escalier au droit de l’angle de l’ouverture. Pour les grandes baies, le linteau est souvent intégré au chaînage horizontal et dimensionné par un bureau d’études.

La continuité

Le point le plus important

Un chaînage n’est efficace que s’il est continu. Aux angles, les aciers des deux directions doivent se croiser et être ancrés les uns dans les autres, par des retours ou des équerres. Le long des murs, les barres sont raboutées par recouvrement : leur longueur de chevauchement doit être suffisante pour que l’effort passe d’une barre à l’autre.

Les défauts typiques sont un angle sans retour d’aciers, un recouvrement trop court, une barre coupée pour passer une gaine, une interruption au droit d’une ouverture ou d’un changement de niveau. Ces défauts ne se voient plus une fois le béton coulé. C’est pourquoi l’expert les contrôle avant le coulage, lors de la visite gros œuvre, ou au plus tard en observant les ouvrages avant les enduits.

Linteau prefabrique au dessus d une ouverture de fenetre en maconnerie
L’enrobage et le béton

Protéger les aciers

Les aciers doivent être entourés d’une épaisseur de béton suffisante, l’enrobage, qui les protège de la corrosion et assure leur adhérence. Des aciers plaqués contre la paroi du bloc ou du coffrage n’ont pas d’enrobage : ils rouillent avec le temps, gonflent et font éclater le béton. Des cales ou distanciers maintiennent les armatures en position.

Le béton doit remplir entièrement les blocs de chaînage, sans vides ni nids de cailloux. Un chaînage vertical coulé sur toute une hauteur d’étage sans vibration peut présenter des vides en partie basse. Lors du décoffrage, des zones où les aciers sont apparents ou où le béton est friable signalent un défaut de remplissage.

Les liaisons

Planchers, charpente, refends

Le chaînage horizontal reçoit les planchers. Les poutrelles d’un plancher à entrevous doivent reposer sur la maçonnerie avec un appui suffisant, et la dalle de compression doit être liée au chaînage. La charpente est ancrée dans le chaînage de couronnement, par des pattes ou des tiges scellées, pour résister au soulèvement par le vent.

Les murs de refend porteurs doivent être liaisonnés aux murs de façade. Une simple juxtaposition, sans harpage ni chaînage vertical, crée un point de fissuration à la jonction. Ces liaisons se contrôlent à la visite gros œuvre et, pour la charpente, avant la pose de la couverture.

Les signes d’alerte

Ce que vous pouvez repérer vous même

Sans être spécialiste, certains signes doivent vous alerter lors de vos visites : des aciers qui dépassent de façon désordonnée en tête de mur, un angle de maison sans réservation de chaînage visible, des blocs de linteau qui débordent peu de part et d’autre d’une ouverture, du béton qui coule le long du mur ou des zones creuses après décoffrage, des barres d’acier rouillées stockées longtemps à même le sol.

Photographiez ces éléments avant qu’ils ne soient recouverts et posez la question par écrit au constructeur. Notre article sur la visite de chantier détaille les bonnes pratiques.

Coffrage et aciers d un chainage d angle avant coulage
Après la construction

Les fissures révélatrices

Lorsque des chaînages ou des linteaux sont défaillants, les désordres apparaissent souvent après la réception : fissures en escalier partant des angles des ouvertures, fissures verticales aux angles de la maison, décollement entre deux murs, fissure horizontale sous la toiture. Ces désordres peuvent relever de la garantie décennale s’ils compromettent la solidité de l’ouvrage. Notre article sur les fissures sur une maison neuve aide à les distinguer.

Leur réparation est lourde, car il faut ouvrir les murs pour accéder aux ouvrages. Un contrôle pendant le chantier coûte une fraction de ces travaux.

En zone sismique

Des exigences renforcées

Dans les communes classées en zone de sismicité 3 ou 4, les règles parasismiques imposent des chaînages plus nombreux et plus exigeants : sections et ferraillages minimaux, chaînages verticaux encadrant les ouvertures, ancrages renforcés. Notre article sur les règles parasismiques présente ces dispositions.

Ces dispositions doivent figurer dans les plans d’exécution du constructeur. Avant le démarrage du gros œuvre, demandez à les consulter : elles indiquent l’emplacement des chaînages verticaux, la nature des linteaux et les éventuels renforts autour des grandes baies. Vous disposerez ainsi d’une référence pour comparer ce qui est réalisé sur le chantier. Si votre commune est en zone 3 ou 4 et que les plans ne mentionnent aucune disposition particulière, interrogez le constructeur par écrit.

En résumé

Les contrôles à faire au gros œuvre

Attentes en place dans les fondations ; chaînages verticaux aux angles et aux intersections ; chaînages horizontaux continus à chaque niveau ; recouvrements et retours d’angle ; enrobage et calage des aciers ; remplissage du béton ; linteaux correctement dimensionnés et appuyés ; liaison des planchers, des refends et de la charpente. Ces contrôles prennent peu de temps quand ils sont faits au bon moment, et ils documentent des ouvrages que personne ne reverra.

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Chaînages et linteaux contrôlés avant les enduits

Nos experts vérifient la structure de votre maison pendant le gros œuvre, quand chaque acier et chaque appui est encore visible. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, les chaînages et les linteaux

Qu’est ce qu’un chaînage ?

Un élément en béton armé, horizontal ou vertical, intégré à la maçonnerie pour relier les murs entre eux.

Où doit on trouver des chaînages verticaux ?

Aux angles de la maison, à la rencontre des murs porteurs et, selon les cas, de part et d’autre des grandes ouvertures.

Quel est le rôle d’un linteau ?

Porter la maçonnerie et les charges situées au dessus d’une ouverture et les reporter sur les murs voisins.

Quels sont les défauts de chaînage les plus graves ?

Les discontinuités : angle sans retour d’aciers, recouvrement trop court, barre coupée ou interrompue.

Comment vérifier un chaînage après coulage ?

Difficilement. C’est pourquoi le contrôle se fait avant le coulage ou avant les enduits.

Une fissure au coin d’une fenêtre est elle grave ?

Elle peut révéler un défaut de linteau ou d’appui. Faites la examiner, surtout si elle évolue.

Les règles sont elles différentes en zone sismique ?

Oui, les règles parasismiques imposent des chaînages renforcés et plus nombreux en zones 3 et 4.

Quand faire contrôler les chaînages ?

Lors de la visite gros œuvre, avant les enduits et idéalement avant la couverture.

Votre maison est en cours d’élévation ?

Faites contrôler la structure avant les enduits : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • NF DTU 20.1, ouvrages en maçonnerie de petits éléments, parois et murs, AFNOR
  • Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique, legifrance.gouv.fr
  • Code civil, article 1792 (responsabilité décennale), legifrance.gouv.fr


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