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octobre 2026

"Refuser
Réception de la maison

Refuser la réception de sa maison : dans quels cas ?

Réception de la maison

Refuser la réception de sa maison : dans quels cas ?

Le jour de la réception, la maison n’est pas terminée : la cuisine n’est pas raccordée, l’eau chaude ne fonctionne pas, une partie des menuiseries manque ou des infiltrations sont visibles. Faut il réceptionner avec des réserves, ou refuser la réception ? Le refus est possible, mais il doit être justifié. Mal utilisé, il peut se retourner contre vous. Voici comment apprécier la situation et agir.

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L’essentiel

Le maître d’ouvrage peut refuser la réception lorsque la maison n’est pas en état d’être reçue : travaux importants inachevés, équipements essentiels hors service, désordres graves rendant la maison inhabitable ou compromettant sa solidité. Le refus doit être motivé par écrit et notifié au constructeur. Pour des défauts limités, la réception avec réserves est la réponse adaptée. Un refus injustifié peut conduire à une réception prononcée par le juge.

La frontière entre réserves et refus s’apprécie au cas par cas. En cas de doute, faites vous assister par un expert et conseiller avant de prendre la décision.

Le cadre

Réceptionner n’est pas une obligation automatique

La réception est l’acte par lequel le maître d’ouvrage déclare accepter l’ouvrage, avec ou sans réserves. Elle suppose que la maison soit en état d’être reçue. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez refuser de la prononcer. Le constructeur reste alors gardien de la maison, et la garantie de livraison reste pleinement mobilisable.

Le refus ne doit cependant pas être un moyen de pression pour des défauts mineurs. Une maison peut être réceptionnée même si quelques travaux de finition restent à réaliser ou si des défauts sont constatés : c’est précisément le rôle des réserves. Notre article sur le déroulement de la réception présente ce mécanisme.

Les motifs

Quand le refus est justifié

Le refus se justifie lorsque la maison ne peut pas être utilisée conformément à sa destination ou présente des défauts d’une gravité telle que l’acceptation n’a pas de sens. Par exemple : travaux importants non réalisés, comme une partie des menuiseries, des cloisons ou des revêtements ; absence de raccordement à l’eau ou à l’électricité imputable au constructeur ; chauffage ou production d’eau chaude hors service ; infiltrations importantes ; désordre structurel visible.

À l’inverse, des défauts de finition, même nombreux, des réglages de menuiseries, quelques carreaux à remplacer ou des retouches de peinture relèvent des réserves. L’appréciation se fait globalement : la maison est elle, dans son ensemble, en état d’être habitée et acceptée ?

Les cas limites

Quand la frontière est floue

Certaines situations sont moins tranchées. Une maison dont les raccordements définitifs ne sont pas encore réalisés par le concessionnaire, alors que le constructeur a terminé sa part, n’est pas forcément inachevée de son fait. Une maison dont un seul équipement est en panne le jour de la réception, comme la pompe à chaleur en attente d’une pièce, peut être réceptionnée avec une réserve précise plutôt que refusée. À l’inverse, une accumulation de défauts importants dans plusieurs pièces peut justifier un refus, même si aucun d’eux n’est à lui seul rédhibitoire.

Dans ces cas, demandez vous si vous pourriez emménager et vivre normalement dans la maison, et si les défauts relevés peuvent raisonnablement être corrigés dans un délai court. Vérifiez aussi ce qui relève du contrat et ce qui relève de vos travaux réservés : un défaut dans ces derniers ne justifie pas un refus de réception des travaux du constructeur.

Interieur de maison neuve inacheve avec cables electriques apparents
Les conséquences

Ce que produit un refus

En refusant la réception, vous ne déclenchez pas les garanties légales, vous ne prenez pas la garde de la maison et vous ne payez pas le solde. Le délai de livraison continue de courir, et les pénalités de retard avec lui si le retard est imputable au constructeur. Notre article sur le retard de chantier explique leur calcul.

Le constructeur doit alors achever les travaux ou reprendre les désordres, puis vous convoquer à une nouvelle réception. Si la situation se prolonge, la garantie de livraison peut être sollicitée.

Les risques

Un refus injustifié

Si votre refus n’est pas justifié, le constructeur peut demander au juge de prononcer la réception judiciaire, à la date à laquelle l’ouvrage était en état d’être reçu. Vous pourriez alors devoir payer le solde, et les pénalités de retard pourraient être écartées pour la période postérieure à cette date. Notre article sur la réception tacite ou judiciaire détaille ces situations.

Un refus injustifié peut aussi vous priver de l’emménagement et vous faire supporter des frais de logement supplémentaires. C’est pourquoi la décision doit être réfléchie et fondée sur des éléments objectifs.

La forme

Motiver et notifier

Le refus doit être écrit et motivé. Rédigez un document daté, listant précisément les raisons du refus : travaux non réalisés, équipements hors service, désordres graves, avec leur localisation. Remettez le au constructeur contre récépissé ou adressez le par lettre recommandée avec accusé de réception le jour même.

Photographiez les éléments qui justifient le refus. Un rapport d’expert décrivant l’état de la maison renforce considérablement votre position, en objectivant la gravité des défauts. Il pourra servir de base à la discussion avec le constructeur ou, si nécessaire, devant le juge.

Ouverture de fenetre sans menuiserie dans une facade de maison neuve
L’alternative

Réceptionner avec des réserves lourdes

Dans de nombreux cas, une réception avec des réserves détaillées est préférable à un refus. Elle déclenche les garanties, vous permet d’emménager, et le solde de 5 % reste payable à la levée des réserves, avec possibilité de consignation. La garantie de livraison reste mobilisable tant que les réserves ne sont pas levées.

Cette solution suppose que les réserves soient précises et complètes. Notre article sur la rédaction des réserves et celui sur la consignation du solde détaillent la méthode. Le choix entre les deux options dépend de la gravité des défauts et de votre situation.

L’expert

Un avis objectif avant de décider

La décision de refuser ou d’accepter avec réserves se prend souvent sous pression : le constructeur insiste, vous avez rendu votre logement, le déménagement est prévu. Un avis technique indépendant aide à décider sereinement. Une pré réception quelques jours avant permet d’anticiper : si la maison est manifestement inachevée, la réception peut être reportée d’un commun accord.

Le jour même, l’expert présent à la réception peut évaluer la gravité des défauts et vous conseiller. N’oubliez pas qu’être assisté vous prive du délai de huit jours pour dénoncer d’autres vices apparents : en cas de réception avec réserves, cela suppose une visite particulièrement complète.

Après le refus

Organiser la nouvelle réception

Après un refus, convenez avec le constructeur d’un calendrier de reprise et d’une nouvelle date de réception. Confirmez le par écrit. Avant cette nouvelle date, vérifiez que les points ayant motivé le refus ont été traités, idéalement lors d’une nouvelle visite de pré réception.

La nouvelle réception se déroule comme la première : visite complète, réserves éventuelles, procès verbal. Les points corrigés depuis le refus doivent être contrôlés avec attention.

En résumé

Les points à retenir

Refus possible si la maison n’est pas en état d’être reçue ; réserves pour les défauts limités ; refus écrit, motivé et notifié le jour même ; photos et rapport d’expert pour l’objectiver ; risque de réception judiciaire en cas de refus injustifié ; alternative fréquente : réception avec réserves détaillées et consignation du solde.

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Un avis objectif avant de décider

Nos experts évaluent l’état de la maison en pré réception ou le jour même et vous aident à choisir entre réserves et refus. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, le refus de réception

Peut on refuser la réception d’une maison neuve ?

Oui, si la maison n’est pas en état d’être reçue : travaux importants inachevés ou désordres graves.

Faut il refuser pour quelques défauts de finition ?

Non. Les défauts limités se traitent par des réserves au procès verbal.

Comment refuser la réception ?

Par un écrit motivé, daté, remis au constructeur contre récépissé ou envoyé en recommandé le jour même.

Que se passe t il après un refus ?

Le constructeur doit achever ou reprendre les travaux et organiser une nouvelle réception. Les garanties ne courent pas encore.

Quel est le risque d’un refus injustifié ?

Le constructeur peut demander au juge de prononcer la réception à la date où la maison était en état d’être reçue.

Les pénalités continuent elles après un refus ?

Si le retard est imputable au constructeur, elles peuvent continuer de courir jusqu’à la livraison.

Vaut il mieux refuser ou réceptionner avec réserves ?

Cela dépend de la gravité des défauts. La réception avec réserves est souvent préférable.

Un expert peut il m’aider à décider ?

Oui, son évaluation objective des défauts est précieuse, en pré réception ou le jour même.

Votre maison ne vous semble pas prête ?

Faites évaluer son état avant la réception : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, article 1792-6 (réception des travaux), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-6 (garantie de livraison), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article R231-14 (pénalités de retard), legifrance.gouv.fr


"Consigner
Réception de la maison

Consigner les 5 % en CCMI : quand et comment

Réception de la maison

Consigner les 5 % en CCMI : quand et comment

À la réception de votre maison, il reste 5 % du prix à payer. Si vous avez formulé des réserves, vous n’avez pas à verser ce solde au constructeur tant qu’elles ne sont pas levées : il peut être consigné, c’est à dire déposé chez un tiers, jusqu’à leur levée. C’est votre principal levier pour obtenir les corrections, et il permet d’obtenir les clés sans payer le constructeur. Voici comment fonctionne la consignation et comment la mettre en place.

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L’essentiel

Selon l’article R231-7 du CCH, lorsque des réserves sont formulées à la réception, le solde de 5 % du prix convenu est payable à leur levée. Il peut être consigné jusqu’à cette levée entre les mains d’un consignataire, en pratique souvent la Caisse des Dépôts et Consignations, avec l’accord des parties ou, à défaut, sur décision de justice. Les fonds sont ensuite déconsignés au vu d’un constat de levée des réserves signé par les deux parties, d’un accord ou d’une décision de justice.

Ce guide présente le mécanisme général. Les formulaires et conditions pratiques sont à vérifier auprès du consignataire au moment de la démarche.

Le principe

Un solde lié à la levée des réserves

L’échéancier du CCMI prévoit le versement de 95 % du prix avant la réception, au fil des étapes. Les 5 % restants constituent le solde, dont le paiement dépend de la réception. Sans réserve, il est payé selon les modalités prévues, qui dépendent de votre assistance par un professionnel. Avec des réserves, il n’est dû qu’à leur levée.

Ce mécanisme protège le maître d’ouvrage : tant que les défauts relevés ne sont pas corrigés, une partie du prix reste en attente. C’est une incitation forte pour le constructeur à intervenir rapidement. Notre article sur les appels de fonds en CCMI présente l’échéancier complet.

La consignation

Déposer le solde chez un tiers

Plutôt que de conserver le solde sur votre compte, il peut être consigné, c’est à dire déposé chez un tiers qui le conservera jusqu’à la levée des réserves. La consignation montre votre bonne foi : la somme est disponible et sera versée dès que les réserves seront levées. Le constructeur ne peut pas vous reprocher de retenir indûment le paiement.

Elle se fait en pratique auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations, qui propose une procédure dédiée au solde de 5 % du CCMI, avec l’accord des deux parties ou, à défaut d’accord, sur décision du juge désignant le consignataire. D’autres consignataires peuvent être convenus entre les parties, par exemple un notaire.

Les clés

Obtenir les clés sans payer le constructeur

La remise des clés est souvent conditionnée par les constructeurs au paiement du solde. Lorsque des réserves sont formulées et que le solde est consigné, le constructeur n’a plus de raison de retenir les clés : la somme est sécurisée et lui sera versée à la levée des réserves.

Préparez donc la consignation à l’avance : renseignez vous sur la procédure du consignataire, préparez les formulaires, et discutez en avec le constructeur avant la réception. Le jour venu, la signature du procès verbal avec réserves et la preuve de la consignation permettent la remise des clés.

Si le constructeur refuse malgré tout de remettre les clés alors que des réserves sont formulées et que vous proposez la consignation, adressez lui le jour même une lettre recommandée constatant votre proposition et son refus. Ce courrier sera utile pour faire valoir vos droits. Pendant ce temps, la maison reste sous la garde du constructeur, et la question des pénalités de retard peut se poser si la livraison est retardée de son fait. Faites vous conseiller rapidement dans cette situation.

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Les pièces

Constituer le dossier

Le dossier de consignation comprend généralement une déclaration de consignation, l’accord des parties ou la décision de justice, le procès verbal de réception signé mentionnant les réserves, une pièce d’identité du maître d’ouvrage et les coordonnées bancaires. Le versement se fait ensuite par virement. Un dossier incomplet peut être refusé : vérifiez les exigences du consignataire avant d’agir.

Le procès verbal de réception est la pièce centrale : il doit lister précisément les réserves. Notre article sur la rédaction des réserves vous aide à les formuler. Si votre banque finance le solde, prévenez la : elle devra virer les fonds au consignataire et non au constructeur.

La levée

Récupérer ou verser les fonds

Lorsque les réserves sont levées, un constat de levée est établi et signé par les deux parties. Il permet la déconsignation des fonds au profit du constructeur. Une déconsignation peut aussi intervenir sur la base d’un accord amiable écrit ou d’une décision de justice définitive.

Vérifiez soigneusement chaque correction avant de signer le constat de levée. Une fois signé, il vaut acceptation de la correction et libère les fonds. En cas de doute sur la qualité d’une reprise, faites la vérifier par l’expert qui a assisté à la réception ou à la post réception.

Conservez une copie du constat de levée et des preuves de chaque correction réalisée.

La levée partielle

Quand une partie seulement est corrigée

Il arrive que certaines réserves soient levées rapidement et que d’autres traînent. Une déconsignation partielle peut alors être envisagée, avec l’accord écrit des parties, pour une somme correspondant aux réserves levées. Le reste demeure consigné jusqu’à la levée des réserves restantes.

Cette solution permet de maintenir l’incitation sur les points les plus importants sans bloquer l’ensemble du solde pour un détail. Elle suppose un accord sur la valeur des travaux restant à réaliser.

Couple devant la porte d entree de sa maison neuve
Les huit jours

Les vices dénoncés après la réception

Si vous n’étiez pas assisté par un professionnel lors de la réception, vous disposez de huit jours après la remise des clés pour dénoncer des vices apparents non signalés. Ces vices ont la même portée que des réserves pour le paiement du solde : ne le versez pas avant leur traitement. Notre article sur le délai de huit jours détaille ce mécanisme.

C’est l’intérêt de notre conseil : réceptionner avec le constructeur, puis faire intervenir l’expert dès le lendemain lors d’une post réception.

Les blocages

Si le constructeur ne lève pas les réserves

Si les réserves ne sont pas levées dans le délai convenu, relancez le constructeur par lettre recommandée. Rappelez que la garantie de livraison reste mobilisable tant que les réserves ne sont pas levées, et que la garantie de parfait achèvement court pendant un an à compter de la réception. Notre article sur la garantie de livraison explique comment la solliciter.

En l’absence de solution, le juge peut être saisi pour ordonner l’exécution des travaux ou autoriser leur réalisation aux frais du constructeur. Notre article sur les litiges avec un constructeur présente les voies de règlement.

En résumé

Les points à retenir

Solde de 5 % payable à la levée des réserves ; consignation possible chez un tiers, souvent la Caisse des Dépôts, avec l’accord des parties ou sur décision de justice ; remise des clés possible une fois le solde consigné ; procès verbal précis indispensable ; déconsignation sur constat de levée signé, accord ou décision ; vérification de chaque correction avant de signer.

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Des réserves solides pour un solde protégé

Nos experts relèvent et rédigent les réserves à la réception ou en post réception, puis vérifient leur levée avant la déconsignation. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la consignation du solde de 5 %

Dois je payer les 5 % le jour de la réception ?

Pas si des réserves sont formulées : le solde est payable à leur levée et peut être consigné.

Où consigner le solde ?

Souvent auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations, ou d’un consignataire convenu entre les parties.

Faut il l’accord du constructeur pour consigner ?

La consignation se fait avec l’accord des parties ou, à défaut, sur décision du juge.

Le constructeur peut il refuser de remettre les clés ?

Lorsque des réserves sont formulées et que le solde est consigné, il n’a plus de raison de les retenir.

Comment récupérer les fonds consignés ?

Ils sont déconsignés au profit du constructeur sur constat de levée des réserves signé, accord ou décision de justice.

Peut on déconsigner une partie seulement ?

Oui, avec l’accord écrit des parties, pour les réserves levées.

Les vices dénoncés dans les huit jours comptent ils ?

Oui, ils ont la même portée que des réserves pour le paiement du solde.

Que faire si les réserves ne sont jamais levées ?

Relancer par recommandé, solliciter le garant de livraison, puis le juge si nécessaire.

Votre réception approche ?

Préparez des réserves précises : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article R231-7 (paiement et consignation du solde), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-8 (délai de huit jours), legifrance.gouv.fr
  • Caisse des Dépôts, consignation de la garantie de 5 % du prix de construction d’une maison, consignations.caissedesdepots.fr


"Le
Réception de la maison

Le délai de huit jours après la réception : mode d’emploi

Réception de la maison

Le délai de huit jours après la réception : mode d’emploi

En CCMI, la loi offre au maître d’ouvrage une seconde chance après la réception : un délai de huit jours pour signaler des vices apparents qu’il n’aurait pas vus le jour même. Mais ce délai n’existe que si vous n’avez pas été assisté par un professionnel lors de la réception. Faut il donc renoncer à l’expert pour garder ce délai ? Non : il existe une façon de cumuler les deux avantages. Explications.

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L’essentiel

L’article L231-8 du CCH permet au maître d’ouvrage qui n’a pas été assisté, lors de la réception, par un professionnel de la construction assuré pour cette mission, de dénoncer par lettre recommandée avec accusé de réception, dans les huit jours qui suivent la remise des clés consécutive à la réception, les vices apparents qu’il n’avait pas signalés. Ils sont alors traités comme des réserves, dans le cadre de la garantie de parfait achèvement. Assisté, vous ne bénéficiez pas de ce délai.

Ce guide présente le mécanisme légal et notre recommandation pratique. Le point de départ et les conditions exactes s’apprécient au regard de votre situation.

Le principe

Une protection pour le non professionnel

Le jour de la réception, un particulier non accompagné peut passer à côté de défauts pourtant visibles : il manque d’expérience, de temps, d’éclairage, ou il est pressé par l’émotion du moment. Or, en principe, un vice apparent non réservé à la réception est réputé accepté. Le législateur a donc prévu, pour le CCMI, un délai de rattrapage de huit jours.

Pendant ce délai, vous pouvez dénoncer les vices apparents que vous n’aviez pas signalés. Ils sont alors réparés dans le cadre de la garantie de parfait achèvement, comme s’ils avaient été réservés le jour de la réception. C’est une protection importante, spécifique au contrat de construction de maison individuelle.

La condition

Ne pas avoir été assisté

Le délai de huit jours ne s’applique que si vous n’avez pas été assisté, lors de la réception, par un professionnel de la construction titulaire d’une assurance couvrant ce type de mission. La logique est simple : si vous étiez accompagné d’un professionnel, il est présumé avoir vu les vices apparents, et le délai de rattrapage n’a plus de raison d’être.

En pratique, faire venir un expert le jour de la réception vous apporte un regard technique, mais vous fait perdre le délai de huit jours. Tout défaut apparent qu’il n’aurait pas relevé est alors réputé accepté. Ce n’est pas un argument contre l’expertise, mais une donnée à intégrer dans l’organisation.

Le point de départ

La remise des clés

Le délai court à compter de la remise des clés consécutive à la réception. Dans la plupart des cas, les clés sont remises le jour même de la réception, et le délai court donc dès le lendemain. Si la remise des clés intervient plus tard, par exemple après consignation du solde, c’est cette date qui compte.

Notez soigneusement la date de remise des clés, et faites la mentionner au procès verbal si possible. Huit jours passent très vite pendant un emménagement : organisez votre seconde visite à l’avance.

En cas de doute sur la date retenue, agissez au plus tôt : une lettre envoyée en avance ne présente aucun inconvénient.

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La forme

Une lettre recommandée précise

La dénonciation se fait par lettre recommandée avec accusé de réception adressée au constructeur, dans le délai de huit jours. Elle doit lister les vices apparents avec la même précision que des réserves : nature, localisation, étendue. Joignez des photos. Mentionnez expressément l’article L231-8 du CCH et la date de remise des clés.

Envoyez la lettre suffisamment tôt pour que la date d’envoi soit incontestablement dans le délai. Conservez la preuve de dépôt et l’accusé de réception. Notre article sur la rédaction des réserves vous aide à formuler chaque point.

Notre conseil

Réceptionner, puis faire intervenir l’expert le lendemain

Pour cumuler les deux avantages, nous recommandons de procéder ainsi : vous réceptionnez la maison avec le constructeur, sans être assisté, en notant vous même toutes les réserves que vous constatez. Puis, dès le lendemain, l’expert intervient dans le cadre d’une post réception : il examine la maison en détail et relève les vices apparents complémentaires.

Vous disposez alors de son rapport pour adresser au constructeur, dans le délai de huit jours, la lettre recommandée qui dénonce ces vices. Vous bénéficiez ainsi à la fois du regard technique d’un expert et du délai légal. Une pré réception quelques jours avant la réception complète utilement ce dispositif.

Pour que ce schéma fonctionne, réservez la date de la post réception dès que la date de réception est connue. L’expert remet ensuite un rapport décrivant chaque vice apparent, sa localisation et son étendue, avec des photos. Vous n’avez plus qu’à reprendre ces éléments dans votre lettre recommandée, ou à joindre le rapport, et à l’envoyer avant l’expiration du délai.

L’autre option

Être assisté le jour même

Vous pouvez aussi préférer être assisté le jour de la réception. L’avantage est que l’expert intervient au moment où le constructeur est présent, peut discuter des défauts constatés et vous aider à rédiger les réserves au procès verbal. L’inconvénient est la perte du délai de huit jours : la réception doit alors être particulièrement complète.

Les deux options sont valables. Le choix dépend de votre confiance dans votre capacité à mener seul la réception, de la relation avec le constructeur et de votre calendrier. Dans nos tarifs, la réception et la post réception sont proposées au même prix.

Expert examinant les menuiseries d une maison neuve vide
Le solde

Une incidence sur le paiement

Le mode de réception a aussi une incidence sur le solde de 5 %. Lorsque vous n’êtes pas assisté et qu’aucune réserve n’est formulée, le solde est payable dans les huit jours qui suivent la remise des clés ; avec des réserves, à leur levée. Lorsque vous êtes assisté, il est payable à la levée des réserves ou, sans réserve, à la remise des clés.

Si des vices sont dénoncés dans le délai de huit jours, ne payez pas le solde avant leur traitement : ils ont la même valeur que des réserves. Notre article sur la consignation du solde détaille le mécanisme.

Les limites

Ce que le délai ne couvre pas

Le délai de huit jours concerne les vices apparents, c’est à dire visibles lors d’un examen normal. Les vices cachés, qui se révèlent plus tard, relèvent des garanties légales : parfait achèvement pendant un an, biennale pour les équipements dissociables, décennale pour les désordres graves. Notre article sur la garantie de parfait achèvement explique comment les signaler.

Le délai ne permet pas non plus de revenir sur la réception elle même : la maison reste réceptionnée, et les garanties courent à compter de la date du procès verbal.

En résumé

Les points à retenir

Huit jours après la remise des clés pour dénoncer des vices apparents non signalés ; uniquement si vous n’étiez pas assisté par un professionnel ; lettre recommandée précise avec photos ; notre conseil : réceptionner avec le constructeur puis faire intervenir l’expert le lendemain en post réception ; solde à conserver tant que les vices dénoncés ne sont pas traités.

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Le délai de huit jours, pleinement utilisé

Avec notre post réception, l’expert intervient le lendemain de la réception et vous permet de dénoncer les vices apparents dans le délai légal. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, le délai de huit jours après réception

Qu’est ce que le délai de huit jours en CCMI ?

Un délai pour dénoncer par lettre recommandée des vices apparents non signalés à la réception, prévu par l’article L231-8 du CCH.

Qui peut bénéficier du délai de huit jours ?

Le maître d’ouvrage qui n’a pas été assisté par un professionnel de la construction lors de la réception.

Quand commence le délai ?

À la remise des clés consécutive à la réception.

Comment dénoncer les vices ?

Par lettre recommandée avec accusé de réception au constructeur, en listant précisément chaque vice.

Perd on le délai si un expert est présent à la réception ?

Oui. D’où notre conseil de réceptionner avec le constructeur puis de faire intervenir l’expert le lendemain.

Le délai couvre t il les vices cachés ?

Non, seulement les vices apparents. Les vices cachés relèvent des garanties légales.

Faut il payer le solde pendant ce délai ?

Pas si des vices sont dénoncés : ils ont la valeur de réserves.

La post réception coûte t elle plus cher ?

Dans nos tarifs, la réception et la post réception sont au même prix.

Vous voulez garder le délai de huit jours ?

Programmez une post réception le lendemain : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-8 (dénonciation des vices apparents), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article R231-7 (paiement du solde), legifrance.gouv.fr
  • Code civil, article 1792-6 (réception et garantie de parfait achèvement), legifrance.gouv.fr


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Réception de la maison

Rédiger ses réserves à la réception : méthode et exemples

Réception de la maison

Rédiger ses réserves à la réception : méthode et exemples

Une réserve mal rédigée est une réserve perdue. « Finitions à reprendre », « peinture moyenne », « voir salle de bains » : ces formules vagues ne permettent ni au constructeur de savoir quoi corriger, ni à vous de prouver plus tard que le défaut existait et a été signalé. Une bonne réserve est précise, localisée et vérifiable. Voici une méthode et des exemples pour rédiger des réserves efficaces le jour de la réception.

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L’essentiel

Une réserve efficace répond à trois questions : quoi (la nature exacte du défaut), où (la localisation précise dans la maison) et combien (le nombre d’éléments concernés ou l’étendue). Elle peut préciser ce qui est attendu, notamment pour une non conformité au contrat. Elle s’appuie sur des photos annexées au procès verbal et, si possible, sur un délai convenu de levée. Les défauts apparents non réservés sont réputés acceptés.

Les exemples de ce guide sont des modèles de formulation. Adaptez les à ce que vous constatez réellement : une réserve doit décrire un défaut observé, pas une hypothèse.

L’enjeu

Pourquoi la précision compte

Le procès verbal de réception est un document juridique. Il sert de référence pour la levée des réserves, pour la garantie de parfait achèvement et, plus tard, pour une éventuelle déclaration de sinistre. Une réserve imprécise ouvre la porte aux discussions : le constructeur peut estimer l’avoir levée alors que le défaut persiste, ou soutenir qu’un défaut constaté ensuite n’était pas celui visé.

À l’inverse, une réserve précise rend la correction vérifiable. Lors de la levée, chacun sait ce qui devait être fait. En cas de litige, elle prouve que le défaut existait et a été signalé à la date de la réception. Notre article sur le déroulement de la réception replace cette étape dans son contexte.

La méthode

Quoi, où, combien

Quoi : décrivez le défaut avec des mots concrets. Éclat, fissure, rayure, décollement, défaut d’aplomb, carreau creux, joint manquant, fuite, absence. Évitez les appréciations comme « moyen » ou « pas terrible ».

Où : localisez précisément. La pièce, le mur ou l’élément, et une position repérable : « mur nord de la chambre 2, à gauche de la fenêtre », « porte fenêtre du séjour, vantail droit ».

Combien : quantifiez. Nombre de carreaux, longueur d’une fissure, nombre de prises concernées. Si le défaut est généralisé, dites le : « l’ensemble des plinthes du couloir ».

Ajoutez, lorsque c’est utile, ce qui est attendu : « remplacement », « reprise de l’enduit », « mise en conformité avec la notice ».

Exemples

Des formulations qui fonctionnent

Imprécis : « Carrelage à revoir ». Précis : « Salle de bains : 3 carreaux de sol sonnent creux devant la douche, 1 carreau ébréché à l’angle de la porte. Remplacement attendu. »

Imprécis : « Menuiseries mal réglées ». Précis : « Chambre 1 : la fenêtre ne se ferme pas sans forcer, frottement du vantail en partie haute. Réglage attendu. »

Imprécis : « Façade abîmée ». Précis : « Façade est : fissure verticale d’environ 40 cm sous l’appui de la fenêtre de la cuisine ; éclat d’enduit de 10 cm sur l’angle sud est à 1 m du sol. »

Imprécis : « Électricité incomplète ». Précis : « Séjour : 2 prises prévues au plan sur le mur ouest absentes. Mise en conformité avec le plan attendue. »

Main ecrivant sur un document pose sur une planchette dans une maison neuve
Les non conformités

Comparer avec le contrat

Un ouvrage peut être parfaitement exécuté mais différent de ce qui est prévu : une fenêtre plus petite, un carrelage d’une autre référence, une prise mal placée, une pièce plus étroite. Ces écarts sont des non conformités qui doivent être réservées au même titre que les malfaçons. Citez la référence contractuelle : plan, notice descriptive, avenant.

Par exemple : « Cuisine : fenêtre de 100 x 115 cm posée au lieu de 120 x 115 cm prévue au plan de façade. » Pour vérifier ces points, emportez les plans et la notice le jour de la réception. Notre article sur la notice descriptive explique comment l’utiliser.

Les photos

Une preuve indispensable

Photographiez chaque défaut réservé, avec un repère qui permet de le situer : un plan large de la pièce puis un plan rapproché. Numérotez les photos en correspondance avec les réserves. Si possible, annexez les au procès verbal, ou envoyez les au constructeur le jour même par courriel ou lettre recommandée en mentionnant qu’elles illustrent les réserves de la réception.

Ces photos permettent de vérifier la levée et de prouver l’état de la maison à la réception si un désordre s’aggrave plus tard.

Les délais

Fixer une date de levée

Le procès verbal peut prévoir un délai pour la levée des réserves. Il est fixé d’un commun accord. Fixer une date évite que les corrections traînent. À défaut, les réserves doivent en tout état de cause être levées dans le cadre de la garantie de parfait achèvement, qui court pendant un an à compter de la réception.

Notez que la garantie de livraison couvre la levée des réserves : elle cesse seulement lorsque les réserves sont levées. Notre article sur la garantie de livraison le rappelle. Le solde de 5 % peut par ailleurs être consigné jusqu’à la levée.

Eclat sur un carreau de sol signale par un adhesif
Les pièges

Ce qu’il faut éviter

Évitez les formules globales comme « sous réserve de tous vices cachés » ou « réserves générales sur l’ensemble des travaux » : elles n’ont pas de portée pratique et ne remplacent pas une liste précise. Évitez aussi de mélanger les réserves avec des demandes de modification qui ne correspondent pas au contrat : elles affaiblissent la crédibilité de l’ensemble.

Ne vous laissez pas convaincre de renoncer à une réserve au motif que le défaut « sera repris de toute façon ». Une promesse orale ne vaut rien juridiquement. Si le constructeur s’engage à corriger, l’inscription de la réserve ne lui coûte rien.

Après la réception

Les défauts découverts ensuite

Si vous n’étiez pas assisté par un professionnel lors de la réception, vous disposez de huit jours pour dénoncer, par lettre recommandée, des vices apparents que vous n’auriez pas signalés. Utilisez la même méthode de rédaction. Notre article sur le délai de huit jours détaille cette possibilité, et notre post réception vous permet de faire intervenir l’expert dès le lendemain.

Les désordres qui apparaissent dans l’année relèvent de la garantie de parfait achèvement et doivent être signalés par écrit au constructeur.

L’organisation

Classer les réserves par pièce

Une liste de réserves longue devient vite illisible si elle est rédigée au fil de la visite sans ordre. Classez les par zone : extérieur, puis chaque pièce dans l’ordre de la visite, puis les équipements techniques. Numérotez chaque réserve. Ce classement facilite la relecture avant signature, le travail des entreprises chargées des corrections et la vérification lors de la levée.

Si la liste préparée lors de la pré réception a été transmise au constructeur, reprenez la le jour de la réception : rayez les points corrigés après les avoir vérifiés, conservez les autres et ajoutez les défauts nouveaux. Vous éviterez ainsi d’oublier un point déjà signalé, et la liste finale reflétera fidèlement l’état de la maison au moment de sa réception.

En résumé

La méthode en une phrase

Pour chaque défaut : sa nature, sa localisation exacte, son étendue, ce qui est attendu, une photo numérotée et, pour une non conformité, la référence au contrat. Une liste précise, relue avant signature, et un délai de levée convenu. Nos experts rédigent ces réserves avec vous lors de la réception.

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Des réserves précises et exploitables

Nos experts relèvent les défauts, rédigent les réserves avec vous et vous accompagnent jusqu’à leur levée. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la rédaction des réserves

Comment rédiger une réserve ?

En précisant la nature du défaut, sa localisation exacte, son étendue et, si utile, ce qui est attendu.

Faut il joindre des photos aux réserves ?

C’est vivement recommandé, avec une numérotation qui correspond à chaque réserve.

Une formule générale sur les vices cachés est elle utile ?

Non. Seule une liste précise des défauts constatés a une portée pratique.

Peut on réserver une non conformité au contrat ?

Oui, en citant la référence du plan, de la notice ou de l’avenant concerné.

Le constructeur peut il refuser d’inscrire une réserve ?

Il peut la contester mais pas vous empêcher de la formuler. À défaut, notifiez la par écrit le jour même.

Quel délai pour lever les réserves ?

Celui convenu au procès verbal, et au plus tard dans le cadre de la garantie de parfait achèvement d’un an.

Que faire d’un défaut découvert après la réception ?

Le dénoncer dans les huit jours si vous n’étiez pas assisté, puis le signaler dans le cadre de la garantie de parfait achèvement.

Faut il réserver les petits défauts ?

Oui, tout défaut apparent non réservé est réputé accepté.

Vous voulez des réserves irréprochables ?

Faites vous assister lors de la réception : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, articles 1792-6 (réception et garantie de parfait achèvement), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-8 (délai de huit jours), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-6 (fin de la garantie de livraison), legifrance.gouv.fr


"Reception
Réception de la maison

Réception de maison : le déroulé complet du rendez-vous

Réception de la maison

Réception de maison : le déroulé complet du rendez-vous

La réception est le moment le plus important de votre projet de construction. En quelques heures, vous acceptez la maison, avec ou sans réserves, vous déclenchez les garanties légales, vous fixez le sort du solde du prix et vous prenez la responsabilité de l’ouvrage. Ce qui n’est pas noté ce jour là devient beaucoup plus difficile à faire corriger. Voici comment elle se déroule, étape par étape.

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L’essentiel

La réception est l’acte par lequel le maître d’ouvrage déclare accepter l’ouvrage, avec ou sans réserves (article 1792-6 du Code civil). Elle se fait en présence du constructeur, après une visite complète de la maison, et se matérialise par un procès verbal signé par les deux parties, qui liste les réserves. Elle fait courir les garanties, transfère la garde de la maison et conditionne le paiement du solde de 5 %. Vous pouvez vous faire assister par un professionnel, ce qui a une incidence sur le délai de huit jours.

Ce guide décrit le déroulement d’une réception en CCMI. Préparez la à l’avance : une pré réception quelques jours avant facilite considérablement la journée.

L’enjeu

Pourquoi la réception est décisive

La réception produit plusieurs effets juridiques en même temps. Elle marque le point de départ des garanties légales : un an pour la garantie de parfait achèvement, deux ans pour la garantie biennale, dix ans pour la garantie décennale et l’assurance dommages ouvrage. Elle transfère la garde de la maison du constructeur au maître d’ouvrage. Elle arrête le compteur des pénalités de retard. Et elle conditionne le paiement du solde.

Surtout, elle purge les défauts apparents qui ne sont pas réservés : ce que vous voyiez ou pouviez voir ce jour là et que vous n’avez pas noté est réputé accepté. C’est pourquoi une réception doit être préparée, méthodique et, idéalement, assistée. Notre article sur les garanties après réception détaille la suite.

La convocation

Fixer la date

Le constructeur vous convoque à la réception lorsqu’il estime la maison achevée. Prévoyez une demi journée au moins, en journée, avec un bon éclairage naturel. Si la maison n’est manifestement pas terminée, vous pouvez demander le report, ou refuser la réception le jour venu. Notre article sur le refus de réception précise les conditions.

Demandez à recevoir à l’avance les documents de fin de chantier : attestations, rapport de mesure de perméabilité à l’air, notices des équipements. Notre article sur les documents de la réception en donne la liste.

La préparation

La pré réception, une répétition utile

Quelques jours avant la réception, une pré réception permet de faire le tour complet de la maison, de dresser une première liste de défauts et de la transmettre au constructeur. Il dispose alors de quelques jours pour corriger ce qui peut l’être avant la date officielle. Le jour de la réception, la liste est plus courte et la visite plus sereine.

Préparez votre matériel : plans et notice descriptive, liste de la pré réception, lampe, niveau, mètre, appareil photo, prise testeur, et de quoi noter. Notre checklist de réception détaille les contrôles pièce par pièce.

Remise des cles d une maison neuve entre deux personnes
La visite

Tout contrôler, méthodiquement

La visite se fait pièce par pièce, de l’extérieur vers l’intérieur ou inversement, sans se laisser presser. À l’extérieur : façades, enduits, couverture, gouttières, menuiseries, seuils, abords. À l’intérieur : murs, plafonds, sols, portes, menuiseries, équipements électriques et sanitaires, chauffage, ventilation, eau chaude. Faites fonctionner chaque équipement : volets, robinets, chasses d’eau, prises, interrupteurs.

Comparez avec les plans et la notice : dimensions, emplacements, matériaux, équipements. Un écart par rapport au contrat est une non conformité qui doit être réservée, même si l’ouvrage est bien exécuté.

Testez aussi la pression et l’écoulement de l’eau à chaque point, ouvrez et fermez chaque fenêtre et porte, vérifiez le tableau électrique et ses étiquettes, et contrôlez la présence de toutes les bouches de ventilation. Ne vous fiez pas à une impression d’ensemble : c’est le détail qui compte.

Les réserves

Noter chaque défaut précisément

Chaque défaut constaté doit être inscrit au procès verbal sous forme de réserve, de façon précise : la nature du défaut, sa localisation exacte et, si possible, ce qui est attendu. « Carrelage salle de bains : trois carreaux sonnent creux devant la douche » est une réserve exploitable ; « finitions à revoir » ne l’est pas. Joignez des photos si possible.

Le constructeur peut contester une réserve, mais il ne peut pas vous empêcher de la formuler. Notre article sur la rédaction des réserves donne des exemples et des formulations efficaces.

L’assistance

Être accompagné ou non

Vous pouvez vous faire assister lors de la réception par un professionnel habilité, comme un expert en bâtiment. Ce choix a une conséquence : lorsque vous n’êtes pas assisté, vous disposez de huit jours après la réception pour dénoncer, par lettre recommandée, des vices apparents que vous n’auriez pas signalés. Lorsque vous êtes assisté, ce délai ne s’applique pas.

Notre conseil : réceptionner avec le constructeur, puis faire intervenir l’expert dès le lendemain, dans le cadre d’une post réception, pour relever les défauts complémentaires et les dénoncer dans le délai. Vous pouvez aussi être assisté le jour même lors de la réception. Notre article sur le délai de huit jours compare les deux options.

Expert controlant une fenetre lors d une reception de maison
Le procès verbal

Signer en connaissance de cause

Le procès verbal de réception récapitule la date, les parties, la décision de réception avec ou sans réserves, la liste des réserves et, le cas échéant, le délai convenu pour les lever. Il est signé par vous et par le constructeur. Relisez le avant de signer et vérifiez que toutes vos réserves y figurent dans les termes que vous avez choisis.

Conservez un exemplaire original. Il sera indispensable pour toute réclamation ultérieure, pour une déclaration de sinistre à l’assurance dommages ouvrage, et en cas de revente.

Si le constructeur refuse de signer le procès verbal ou d’y inscrire certaines réserves, ne signez pas un document incomplet. Rédigez vos réserves sur un document séparé, daté et signé, que vous lui remettez contre récépissé ou adressez par lettre recommandée le jour même. En cas de désaccord profond sur l’état de la maison, la réception peut aussi être prononcée par le juge. Notre article sur la réception tacite ou judiciaire présente ces situations.

Le solde

Payer ou consigner les 5 %

Si la réception est prononcée sans réserve, le solde de 5 % est payé selon les modalités légales, qui dépendent de votre assistance par un professionnel. Si des réserves sont formulées, le solde est payable à la levée des réserves et peut être consigné entre les mains d’un consignataire jusqu’à cette levée. Le constructeur ne peut pas conditionner la remise des clés au paiement intégral du solde lorsque des réserves sont formulées et que le solde est consigné.

Notre article sur la consignation du solde détaille le mécanisme. Après la réception, suivez la levée des réserves et constatez la par écrit.

En résumé

Les étapes de la réception

Préparer avec une pré réception ; demander les documents à l’avance ; consacrer une demi journée à la visite, pièce par pièce ; comparer avec les plans et la notice ; formuler des réserves précises ; choisir votre mode d’assistance en connaissance du délai de huit jours ; relire le procès verbal ; consigner le solde en cas de réserves ; suivre leur levée.

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Une réception préparée et sécurisée

Pré réception, réception ou post réception : nos experts relèvent les défauts, rédigent les réserves avec vous et suivent leur levée. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la réception d’une maison neuve

Qu’est ce que la réception d’une maison ?

L’acte par lequel le maître d’ouvrage accepte l’ouvrage, avec ou sans réserves, en présence du constructeur.

Combien de temps dure une réception ?

Comptez une demi journée pour une visite complète et méthodique.

Que se passe t il si je ne note pas un défaut visible ?

Il est réputé accepté, sauf dénonciation dans les huit jours si vous n’étiez pas assisté par un professionnel.

Faut il être assisté par un expert ?

C’est recommandé. Assisté, vous ne bénéficiez pas du délai de huit jours ; d’où notre conseil d’une post réception le lendemain.

Le constructeur peut il refuser une réserve ?

Il peut la contester, mais il ne peut pas vous empêcher de l’inscrire.

Dois je payer le solde le jour de la réception ?

Pas en présence de réserves : il est payable à leur levée et peut être consigné.

Le constructeur peut il garder les clés ?

Pas si des réserves sont formulées et que le solde est consigné.

Quels documents récupérer à la réception ?

Le procès verbal, les attestations, le rapport de perméabilité à l’air, les notices et garanties des équipements.

Votre réception approche ?

Faites vous accompagner pour la préparer : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code civil, article 1792-6 (réception des travaux), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-8 (assistance et délai de huit jours), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article R231-7 (paiement du solde et consignation), legifrance.gouv.fr


"Constructeur
Paiements et garanties financières

Constructeur défaillant : que se passe-t-il pour votre chantier ?

Paiements et garanties financières

Constructeur défaillant : que se passe-t-il pour votre chantier ?

Le chantier est à l’arrêt depuis des semaines, le conducteur de travaux ne répond plus, et vous apprenez que votre constructeur est en redressement ou en liquidation judiciaire. C’est la situation que redoutent tous ceux qui font construire. En CCMI, la loi a prévu une protection spécifique : la garantie de livraison. Encore faut il la mettre en œuvre correctement et rapidement. Voici les étapes à suivre.

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L’essentiel

En cas d’arrêt du chantier ou de défaillance du constructeur, agissez dans cet ordre : constater l’arrêt et documenter l’état du chantier, mettre le constructeur en demeure par lettre recommandée, informer le garant de livraison, suspendre tout paiement au constructeur, déclarer votre créance au mandataire judiciaire en cas de procédure collective, puis suivre la reprise organisée par le garant. Un état des lieux technique avant la reprise est essentiel.

Ce guide décrit les étapes générales. Une procédure collective obéit à des règles et des délais stricts : faites vous conseiller par un professionnel du droit dès que vous en avez connaissance.

Les signes

Reconnaître une défaillance

Une défaillance ne s’annonce pas toujours clairement. Les signes à surveiller sont un chantier qui ralentit puis s’arrête, des sous traitants qui quittent le site ou réclament leur paiement, des livraisons de matériaux qui n’arrivent plus, un interlocuteur qui change souvent ou ne répond plus, des demandes de paiement anticipé ou en dehors de l’échéancier.

La défaillance peut aussi être juridique : ouverture d’une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, publiée au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Vous pouvez vérifier la situation de l’entreprise à partir de son numéro d’immatriculation sur les sites officiels d’information sur les entreprises.

Constater

Documenter l’état du chantier

Dès que le chantier s’arrête, documentez la situation : photos datées de l’ensemble des ouvrages, relevé des matériaux présents, état des protections, éventuels dommages. Si l’arrêt se prolonge, un constat par commissaire de justice fixe la date et l’état du chantier de façon incontestable.

Un rapport d’expert décrit en plus l’état technique des ouvrages : ce qui est réalisé, ce qui est conforme, ce qui doit être repris, ce qui s’est dégradé pendant l’arrêt. Ce document sera précieux lors de la reprise, pour éviter que les défauts de la première entreprise soient ensuite discutés.

Mettre en demeure

Le premier acte formel

Adressez au constructeur une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Rappelez les obligations du contrat, constatez l’arrêt ou le retard, et fixez un délai pour reprendre les travaux. Cette lettre fait courir les délais et constitue une pièce indispensable du dossier.

Même si vous pensez que le constructeur ne répondra pas, cette étape est importante : elle établit la défaillance et permet ensuite de solliciter le garant. Notre article sur le retard de chantier rappelle également le calcul des pénalités.

Conservez une copie de chaque courrier envoyé et l’accusé de réception correspondant.

Maison en parpaings inachevee avec herbes hautes autour
Le garant

Mobiliser la garantie de livraison

Informez le garant de livraison par lettre recommandée, en joignant le contrat, l’attestation de garantie, la mise en demeure et les preuves de l’arrêt. Ses coordonnées figurent sur l’attestation remise avant l’ouverture du chantier. Le garant met à son tour le constructeur en demeure et, à défaut d’exécution, prend en charge l’achèvement.

En cas de défaillance, le garant désigne sous sa responsabilité la personne qui terminera les travaux. Il supporte les surcoûts au delà de la franchise prévue, qui ne peut dépasser 5 % du prix, ainsi que les pénalités de retard au delà de trente jours. Notre article sur la garantie de livraison détaille sa couverture.

Les paiements

Ne plus rien verser au constructeur

Dès la défaillance constatée, ne versez plus rien au constructeur et ne signez plus aucun appel de fonds. Prévenez votre banque, qui suspendra les déblocages. Les sommes restant dues serviront à financer l’achèvement, selon les modalités définies avec le garant, qui peut percevoir directement les sommes correspondant aux travaux qu’il fait effectuer.

Ne payez pas non plus directement les sous traitants qui vous solliciteraient : ils n’ont pas de lien contractuel avec vous, et un paiement direct pourrait ne pas être pris en compte. Orientez les vers le constructeur ou le mandataire judiciaire.

La procédure collective

Déclarer sa créance

Si le constructeur fait l’objet d’une procédure collective, un mandataire judiciaire est désigné. Les créanciers doivent déclarer leurs créances auprès de lui dans un délai de deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales. Pour le maître d’ouvrage, la créance peut porter sur les pénalités de retard, les sommes versées sans contrepartie ou d’autres préjudices.

En redressement judiciaire, l’administrateur peut décider de poursuivre le contrat. Dans tous les cas, la garantie de livraison reste mobilisable. Faites vous accompagner par un professionnel du droit pour la déclaration de créance et le suivi de la procédure.

Fers a beton rouilles en attente sur un chantier abandonne
La reprise

Un nouvel intervenant sur le chantier

L’entreprise désignée par le garant reprend le chantier en l’état. Avant son intervention, un état des lieux contradictoire est essentiel : il fixe ce qui a été réalisé, les défauts éventuels et les dégradations liées à l’arrêt. Sans ce document, il sera difficile de savoir, plus tard, qui est responsable d’un désordre.

Un chantier arrêté longtemps peut avoir souffert : fers à béton corrodés, maçonneries exposées à la pluie, matériaux dégradés, isolants mouillés. Ces points doivent être identifiés et traités avant la poursuite. Notre suivi de construction peut reprendre à ce stade, avec une visite d’état des lieux puis les contrôles des étapes restantes.

Après la livraison

Les garanties restent dues

Une fois la maison achevée, la réception se déroule normalement. Les garanties légales s’appliquent ensuite, selon les entreprises qui ont réalisé chaque partie des travaux et leurs assureurs. L’assurance dommages ouvrage conserve tout son intérêt dans cette situation : elle préfinance les réparations des désordres graves sans attendre l’issue des recours contre des entreprises parfois disparues. Notre article sur l’assurance dommages ouvrage explique son fonctionnement.

Prévenir

Limiter le risque dès la signature

Le risque de défaillance ne peut jamais être exclu, mais il peut être limité. Avant de signer, renseignez vous sur l’ancienneté du constructeur, ses comptes publiés lorsqu’ils sont disponibles, ses références de maisons livrées dans votre secteur. Vérifiez que le contrat est bien un CCMI, avec garantie de livraison, et non un simple marché de travaux. Notre article sur le choix d’un constructeur détaille ces vérifications.

Pendant le chantier, respectez scrupuleusement l’échéancier légal : un paiement anticipé augmente votre exposition. Gardez une vision régulière de l’avancement grâce à vos visites et aux rapports d’expert. Enfin, conservez dans un même dossier le contrat, la notice, les plans, les attestations de garantie et d’assurance, les appels de fonds et leurs justificatifs de paiement. En cas de difficulté, ce dossier vous fera gagner un temps précieux auprès du garant, du mandataire et de votre conseil.

En résumé

Les étapes à suivre

Documenter l’arrêt du chantier ; mettre en demeure le constructeur ; informer le garant de livraison avec les pièces ; suspendre tous les paiements ; déclarer sa créance dans les deux mois en cas de procédure collective ; faire réaliser un état des lieux technique avant la reprise ; suivre l’achèvement et préparer la réception. Plus la réaction est rapide, plus la reprise est simple.

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Un état des lieux technique avant la reprise

Nos experts décrivent l’état exact du chantier arrêté, puis contrôlent les étapes restantes jusqu’à la réception. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la défaillance du constructeur

Que faire si mon constructeur fait faillite ?

Mettre le constructeur en demeure, informer le garant de livraison, suspendre les paiements et déclarer votre créance au mandataire judiciaire.

Qui termine la maison en cas de faillite ?

La personne désignée par le garant de livraison, sous sa responsabilité.

Vais je payer plus cher ?

Le garant supporte les surcoûts au delà d’une franchise qui ne peut dépasser 5 % du prix convenu.

Dois je continuer à payer le constructeur ?

Non. Suspendez tout paiement et prévenez votre banque.

Quel est le délai pour déclarer ma créance ?

Deux mois à compter de la publication du jugement d’ouverture au BODACC.

Puis je payer directement les sous traitants ?

C’est déconseillé. Ils n’ont pas de lien contractuel avec vous.

Pourquoi faire un état des lieux avant la reprise ?

Pour fixer ce qui a été réalisé, les défauts et les dégradations, et éviter les contestations ultérieures.

Les garanties après réception s’appliquent elles ?

Oui, et l’assurance dommages ouvrage préfinance les réparations des désordres graves.

Votre chantier est à l’arrêt ?

Faites établir un état des lieux technique : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-6 (garantie de livraison), legifrance.gouv.fr
  • Code de commerce, articles L622-24 et R622-24 (déclaration des créances), legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, article L242-1 (assurance dommages ouvrage), legifrance.gouv.fr
  • Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, bodacc.fr


"Supplements
Paiements et garanties financières

Suppléments et dépassements de prix en CCMI : ce qui est permis

Paiements et garanties financières

Suppléments et dépassements de prix en CCMI : ce qui est permis

Le prix d’un CCMI est un prix global, convenu à la signature pour l’ensemble des travaux décrits. Pourtant, en cours de chantier, des suppléments apparaissent parfois : fondations plus profondes, raccordements, options, modifications. Certains sont légitimes, d’autres ne le sont pas. Voici comment distinguer ce qui peut vous être facturé en plus de ce qui doit rester à la charge du constructeur.

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L’essentiel

En CCMI, le prix convenu couvre tous les travaux décrits dans la notice descriptive. Un supplément n’est légitime que s’il résulte d’une modification que vous avez demandée ou acceptée, formalisée par un avenant signé indiquant son prix et son incidence sur le délai, ou d’une révision de prix prévue au contrat selon les modalités encadrées par la loi. Les travaux indispensables à l’achèvement qui ne sont ni décrits ni chiffrés comme réservés restent à la charge du constructeur.

Ce guide présente les principes. L’analyse d’une demande de supplément dépend des termes exacts de votre contrat et de sa notice descriptive.

Le principe

Un prix global pour une maison complète

Le CCMI repose sur un prix convenu pour une maison entièrement décrite : plans, notice descriptive, travaux compris et travaux que vous vous réservez. Ce prix couvre l’ensemble des prestations nécessaires pour livrer la maison conforme à cette description. Le constructeur assume le risque d’une sous évaluation de ses coûts.

Le coût total de votre projet comprend le prix convenu et, le cas échéant, le coût des travaux que vous vous réservez, qui doit être chiffré dans la notice. Notre article sur la notice descriptive explique comment la lire et ce qu’elle doit contenir.

Les travaux indispensables

Ce qui est réputé compris

La notice descriptive doit décrire tous les travaux indispensables à l’implantation, à l’utilisation et à l’habitation de la maison. Elle doit distinguer ceux qui sont compris dans le prix et ceux dont vous vous réservez l’exécution, en chiffrant ces derniers. Les travaux indispensables qui ne figurent ni dans l’une ni dans l’autre catégorie sont à la charge du constructeur.

C’est une protection essentielle : un constructeur ne peut pas réclamer un supplément pour un poste indispensable qu’il aurait oublié de chiffrer. Si le coût des travaux réservés est manifestement sous évalué, la question peut aussi se poser. Notre article sur les travaux réservés détaille ce mécanisme.

Les fondations

Le poste le plus discuté

Les fondations sont souvent à l’origine de suppléments, parce que le sol réel peut différer de ce qui était prévu. Depuis la loi ELAN, dans les zones exposées au retrait gonflement des argiles, une étude géotechnique doit être réalisée et ses conclusions doivent être prises en compte dans la conception. Le constructeur dispose alors, avant de fixer son prix, des informations nécessaires pour dimensionner les fondations.

Une clause qui laisse le coût des fondations ouvert, avec un supplément possible après terrassement, doit vous alerter. Lisez la attentivement et faites la expliquer avant de signer. Nos articles sur l’étude de sol et sur les types de fondations détaillent ces enjeux.

Devis et calculatrice poses sur des plans de maison
Les modifications

L’avenant, condition de tout supplément

Vous pouvez souhaiter modifier votre projet en cours de route : déplacer une cloison, ajouter une fenêtre, changer un revêtement. Toute modification doit faire l’objet d’un avenant écrit et signé par les deux parties, qui décrit la modification, son prix et son incidence sur le délai. Sans avenant, aucun supplément ne peut vous être réclamé.

Méfiez vous des modifications décidées oralement sur le chantier, avec un ouvrier ou même le conducteur de travaux. Elles créent une incertitude sur le prix et sur les responsabilités. Notre article sur les avenants en CCMI détaille la procédure.

Les options

Plus value et moins value

Le choix de finitions, comme un carrelage ou des sanitaires d’une gamme supérieure, peut entraîner une plus value. À l’inverse, renoncer à une prestation peut ouvrir droit à une moins value. Ces choix doivent eux aussi être formalisés par écrit, avec leur prix, avant l’exécution.

Vérifiez que la moins value proposée correspond bien à la valeur de la prestation retirée, et que la plus value ne double pas le prix d’une prestation déjà incluse. Conservez les échantillons ou références choisis : ils vous serviront à vérifier la conformité à la réception.

La révision de prix

Un mécanisme encadré

Le contrat peut prévoir une révision du prix, c’est à dire son évolution en fonction d’un indice du coût de la construction. Cette révision n’est possible que si elle est prévue au contrat, et selon des modalités encadrées par le Code de la construction et de l’habitation, sur la base de l’indice BT01. Elle doit être calculée selon la formule prévue, et non appliquée librement.

Un contrat sans clause de révision est à prix ferme. Si une révision vous est appliquée, demandez le détail du calcul, les indices utilisés et leurs dates de référence. Notre article sur les mentions obligatoires du CCMI rappelle les règles de présentation du prix.

Tranchee de raccordement aux reseaux devant une maison neuve
Les raccordements

Bien identifier qui paie quoi

Les raccordements aux réseaux, eau, électricité, assainissement, télécommunications, sont des postes souvent sources de malentendus. Ils peuvent être compris dans le prix, réservés par le maître d’ouvrage ou relever directement des concessionnaires. La notice doit indiquer clairement leur situation et, pour ceux que vous vous réservez, leur coût estimé.

Les taxes d’urbanisme liées au permis de construire ne font pas partie du prix du CCMI. Elles sont dues par le titulaire du permis et doivent être anticipées dans votre budget global.

Avant la signature, demandez au constructeur un récapitulatif écrit de tous les postes qui ne sont pas compris dans le prix : raccordements, aménagements extérieurs, clôtures, terrasse, cuisine, peintures si elles sont réservées. Additionnez les avec le prix convenu, les taxes et les frais de financement. Vous obtiendrez le coût réel de votre projet, et vous éviterez de découvrir en cours de chantier des dépenses que votre plan de financement n’avait pas prévues.

Contester

Refuser un supplément injustifié

Face à une demande de supplément, demandez son fondement contractuel par écrit : quel avenant, quelle clause, quelle modification. Si aucun avenant n’a été signé et que les travaux concernés relèvent de la notice ou sont indispensables, refusez le supplément par lettre recommandée, en citant le contrat.

N’acceptez pas qu’un supplément soit intégré à un appel de fonds : l’échéancier légal s’applique au prix convenu, et les sommes contestées doivent être isolées. Notre article sur les appels de fonds détaille cette règle. En cas de désaccord persistant, notre article sur les litiges avec un constructeur présente les voies de règlement.

En résumé

Les points à retenir

Prix global couvrant tous les travaux décrits ; travaux indispensables non chiffrés à la charge du constructeur ; aucun supplément sans avenant signé ; révision de prix seulement si prévue et selon la formule légale ; options formalisées avec leur prix ; fondations dimensionnées à partir de l’étude de sol ; contestation par écrit de toute demande sans fondement.

Au moindre doute, demandez une réponse écrite avant de payer.

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Une maison conforme au prix convenu

Nos visites de suivi vérifient que ce qui est construit correspond à la notice, et vous aident à repérer les écarts avant de payer. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, les suppléments de prix en CCMI

Le prix d’un CCMI peut il augmenter ?

Seulement par avenant signé pour une modification, ou par une révision de prix prévue au contrat selon les modalités légales.

Le constructeur peut il facturer un poste oublié ?

Non si ce poste est indispensable et n’est ni compris dans le prix ni chiffré comme travaux réservés.

Les fondations peuvent elles coûter plus cher que prévu ?

Une clause qui laisse leur coût ouvert doit vous alerter. Le dimensionnement doit s’appuyer sur l’étude de sol.

Faut il un avenant pour chaque modification ?

Oui, écrit et signé, précisant le prix et l’incidence sur le délai.

Qu’est ce que la révision de prix ?

Une évolution du prix selon l’indice BT01, possible uniquement si le contrat la prévoit, dans les limites légales.

Les taxes d’urbanisme sont elles comprises dans le prix ?

Non, elles sont dues par le titulaire du permis et s’ajoutent au budget.

Un supplément peut il figurer dans un appel de fonds ?

Seulement s’il résulte d’un avenant signé. À défaut, refusez le.

Comment contester un supplément ?

Par lettre recommandée, en demandant son fondement et en citant le contrat et la notice.

Une demande de supplément vous interroge ?

Faites vérifier la conformité des travaux : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-2 (prix et notice descriptive), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-11 (révision du prix), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles L132-4 et suivants (étude géotechnique en zone argileuse), legifrance.gouv.fr
  • Arrêté du 27 novembre 1991 relatif à la notice descriptive du CCMI, legifrance.gouv.fr


"Assurance
Paiements et garanties financières

Assurance dommages-ouvrage : pourquoi elle est indispensable

Paiements et garanties financières

Assurance dommages-ouvrage : pourquoi elle est indispensable

L’assurance dommages ouvrage est souvent perçue comme une ligne de plus dans le budget. C’est pourtant elle qui vous permettra, en cas de désordre grave après la réception, d’obtenir le financement des réparations rapidement, sans attendre qu’un tribunal établisse les responsabilités. Obligatoire pour le maître d’ouvrage, elle est en CCMI généralement souscrite par l’intermédiaire du constructeur. Voici ce qu’elle couvre et comment vérifier qu’elle existe.

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L’essentiel

Prévue par l’article L242-1 du Code des assurances, l’assurance dommages ouvrage garantit le paiement des travaux de réparation des dommages de nature décennale, en dehors de toute recherche de responsabilité. Elle est obligatoire pour le maître d’ouvrage. En CCMI, le contrat doit en mentionner la référence. Elle couvre en principe dix ans à compter de la réception, et l’assureur doit respecter des délais précis : 60 jours pour prendre position sur la garantie, 90 jours pour présenter une offre d’indemnité.

Ce guide présente le mécanisme légal. Les conditions précises de votre contrat d’assurance, notamment les exclusions et plafonds, sont à lire dans les documents remis par l’assureur.

Le principe

Préfinancer les réparations

Lorsqu’un désordre grave apparaît après la réception, comme une fissure structurelle ou une infiltration rendant une pièce inhabitable, la garantie décennale des constructeurs s’applique. Mais l’obtenir peut prendre du temps : il faut identifier le responsable, mettre en cause son assureur, parfois passer par une expertise judiciaire. Pendant ce temps, la maison continue de se dégrader.

L’assurance dommages ouvrage court circuite cette étape. Vous déclarez le sinistre à votre assureur, qui finance les réparations dans des délais encadrés, puis se retourne lui même contre les constructeurs responsables et leurs assureurs. C’est une assurance de préfinancement, qui protège le maître d’ouvrage contre la lenteur des recours. Notre article sur la garantie décennale explique l’articulation entre les deux.

L’obligation

Qui doit la souscrire

L’obligation pèse sur le maître d’ouvrage, c’est à dire vous, avant l’ouverture du chantier. En CCMI, le constructeur se charge généralement de la souscription pour votre compte, et le contrat doit mentionner la référence de l’assurance dommages ouvrage. Son obtention fait partie des conditions suspensives du contrat.

Vérifiez que vous recevez une attestation à votre nom, avec l’adresse de la construction et les coordonnées de l’assureur. Conservez la avec le contrat : vous en aurez besoin pour déclarer un sinistre, et elle sera demandée par le notaire si vous revendez la maison dans les dix ans. Notre article sur les mentions obligatoires du CCMI rappelle cette exigence.

La couverture

Les dommages de nature décennale

L’assurance dommages ouvrage couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou d’équipement indissociables, le rendent impropre à sa destination. Ce sont les mêmes dommages que ceux relevant de la garantie décennale : fissures structurelles, affaissement de plancher, infiltrations importantes, défaut d’étanchéité de la toiture, défaut grave d’isolation ou de chauffage rendant la maison inhabitable.

Elle ne couvre pas les défauts purement esthétiques, les désordres relevant de la garantie biennale des équipements dissociables, ni les dommages liés à un défaut d’entretien ou à une cause extérieure. Notre article sur les fissures sur une maison neuve aide à apprécier la gravité d’un désordre.

Dossier d assurance et plans de maison sur un bureau
La durée

Dix ans, et parfois avant la réception

La garantie dommages ouvrage court en principe pendant dix ans à compter de la réception. Pendant la première année, qui correspond à la garantie de parfait achèvement, elle peut intervenir lorsque l’entreprise mise en demeure n’a pas exécuté ses obligations.

Elle peut aussi intervenir avant la réception, lorsque le contrat conclu avec l’entrepreneur est résilié pour inexécution, après mise en demeure restée infructueuse. En CCMI, cette situation est toutefois couverte en premier lieu par la garantie de livraison. Notre article sur la garantie de livraison détaille ce mécanisme.

Les délais

Ce que l’assureur doit respecter

Après une déclaration de sinistre complète, l’assureur dispose de 60 jours pour vous notifier sa décision sur le principe de la garantie, au vu du rapport d’un expert qu’il désigne. S’il accepte, il doit présenter une offre d’indemnité dans un délai de 90 jours à compter de la déclaration. Ces délais sont fixés par la loi.

Si l’assureur ne respecte pas ces délais, ou si l’offre est manifestement insuffisante, le maître d’ouvrage peut engager les dépenses nécessaires à la réparation, après l’en avoir informé, et l’indemnité est majorée de plein droit d’un intérêt égal au double du taux de l’intérêt légal. Notre article sur la déclaration de sinistre détaille la démarche.

Pour que ces délais courent, la déclaration doit être complète. Elle doit notamment comporter le numéro du contrat d’assurance, le nom du propriétaire, l’adresse de la construction, la date de réception, ainsi que la date d’apparition des dommages et leur description et localisation. Une déclaration incomplète peut être retournée par l’assureur, et le délai ne commence alors qu’à la réception des éléments manquants. Joignez des photos datées et, si vous en disposez, un rapport d’expert décrivant les désordres : ils facilitent l’instruction du dossier.

L’absence d’assurance

Les conséquences

Un particulier qui fait construire pour son propre usage n’encourt pas de sanction pénale s’il n’a pas souscrit d’assurance dommages ouvrage. Mais les conséquences pratiques sont lourdes. En cas de sinistre, il devra agir directement contre les constructeurs et leurs assureurs décennaux, avec les délais que cela implique.

En cas de revente dans les dix ans, l’absence d’assurance doit être mentionnée dans l’acte, ce qui peut inquiéter l’acquéreur, peser sur le prix ou engager la responsabilité du vendeur. En CCMI, le fait que la référence de l’assurance figure au contrat et que son obtention soit une condition suspensive limite ce risque, à condition de vérifier l’attestation.

Expert examinant une tache d infiltration au plafond d une maison
Le coût

Une ligne du budget à identifier

Le coût de l’assurance dommages ouvrage est généralement inclus dans le prix du CCMI ou indiqué séparément dans le contrat. Vérifiez comment il apparaît et s’il est compris dans le prix convenu. Il s’agit d’une prime unique, payée une fois pour toute la durée de la garantie.

Le contrat d’assurance peut comporter une franchise et des plafonds. Demandez à en connaître les conditions, notamment pour les éléments d’équipement. Lisez aussi les exclusions : certaines concernent des travaux que vous auriez réalisés vous même, d’où l’intérêt de bien identifier les travaux réservés.

La réception

Un point de départ décisif

La réception marque le point de départ des garanties légales et de la période de dix ans de l’assurance dommages ouvrage. Les désordres apparents à la réception doivent être réservés : ceux qui ne le sont pas sont réputés acceptés et ne pourront pas, en principe, être pris en charge ensuite. D’où l’importance d’une réception préparée et assistée.

Nos visites de pré réception et de réception vous aident à identifier ces désordres et à les formuler précisément. Le procès verbal de réception, avec ses réserves, devra être joint à toute déclaration de sinistre ultérieure.

En résumé

Les points à retenir

Assurance obligatoire pour le maître d’ouvrage, souscrite en pratique via le constructeur en CCMI ; référence mentionnée au contrat ; attestation à conserver ; couverture des dommages de nature décennale pendant dix ans à compter de la réception ; délais de 60 et 90 jours pour l’assureur ; déclaration par lettre recommandée avec les pièces utiles.

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Des désordres bien décrits dès la réception

Nos experts vous assistent à la réception puis, en cas de désordre, pour constituer un dossier de déclaration solide. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, l’assurance dommages ouvrage

L’assurance dommages ouvrage est elle obligatoire ?

Oui, pour le maître d’ouvrage, avant l’ouverture du chantier. En CCMI, le contrat doit en mentionner la référence.

Qui souscrit l’assurance en CCMI ?

Le maître d’ouvrage en est tenu. En pratique, le constructeur la souscrit généralement pour son compte.

Que couvre l’assurance dommages ouvrage ?

Les dommages de nature décennale : atteinte à la solidité ou impropriété à la destination.

Combien de temps dure la garantie ?

Dix ans à compter de la réception, avec des cas d’intervention avant la réception ou pendant l’année de parfait achèvement.

Quels délais l’assureur doit il respecter ?

60 jours pour se prononcer sur la garantie, 90 jours pour présenter une offre d’indemnité.

Que se passe t il si l’assureur ne respecte pas les délais ?

Le maître d’ouvrage peut engager les travaux après l’avoir informé, et l’indemnité est majorée.

Et si je n’ai pas d’assurance dommages ouvrage ?

Pas de sanction pénale pour un particulier construisant pour lui même, mais des recours plus longs et des difficultés en cas de revente.

L’assurance couvre t elle les défauts esthétiques ?

Non, seulement les dommages de nature décennale.

Un désordre sur votre maison neuve ?

Faites établir un constat technique : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code des assurances, article L242-1 (assurance de dommages obligatoire), legifrance.gouv.fr
  • Code des assurances, article L243-3 (sanctions), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-2 (mentions du CCMI), legifrance.gouv.fr
  • Code civil, article 1792 (responsabilité décennale), legifrance.gouv.fr


"Retard
Paiements et garanties financières

Retard de chantier en CCMI : pénalités et recours

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Retard de chantier en CCMI : pénalités et recours

Votre maison devait être livrée en juin, nous sommes en septembre et le chantier n’est pas terminé. En CCMI, ce retard ouvre droit à des pénalités prévues au contrat, dont le montant ne peut pas être inférieur à un minimum fixé par la réglementation. Elles courent jusqu’à la livraison, peuvent être déduites des sommes restant dues et sont garanties par le garant de livraison au delà de trente jours. Voici comment les calculer et les obtenir.

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L’essentiel

Le CCMI doit prévoir le délai d’exécution et les pénalités applicables en cas de retard de livraison. Leur montant ne peut être inférieur à 1/3000 du prix convenu par jour de retard. Elles courent à compter de la date de livraison prévue, prolongée le cas échéant des causes légitimes de suspension prévues au contrat, jusqu’à la livraison effective. Au delà de trente jours de retard, leur paiement est garanti par le garant de livraison.

Le calcul présenté ici est un exemple. Seuls votre contrat et les justificatifs de prolongation éventuels déterminent le montant dû.

Le cadre

Ce que prévoit la loi

L’article L231-2 du CCH impose au CCMI de mentionner la date d’ouverture du chantier, le délai d’exécution des travaux et les pénalités prévues en cas de retard de livraison. L’article R231-14 fixe leur montant minimal : au moins 1/3000 du prix convenu par jour de retard. Le contrat peut prévoir davantage, jamais moins.

Ces pénalités sont forfaitaires : vous n’avez pas à prouver un préjudice pour les obtenir. Elles compensent, en partie, les frais supportés pendant le retard : loyer, intérêts intercalaires, garde meuble, double logement. Notre article sur le planning d’un chantier explique comment se décompose le délai.

Le calcul

Un exemple chiffré

Pour une maison dont le prix convenu est de 210 000 euros, le minimum légal est de 210 000 divisé par 3000, soit 70 euros par jour. Un retard de 60 jours représente donc au moins 4 200 euros, un retard de 120 jours au moins 8 400 euros. Si votre contrat prévoit un taux supérieur, c’est ce taux qui s’applique.

Le point de départ est la date de livraison prévue, calculée à partir de la date d’ouverture du chantier et du délai contractuel. Le point d’arrivée est la date de livraison effective, en pratique la date de la réception. Les jours se comptent en jours calendaires, sauf stipulation contraire du contrat.

Refaites ce calcul avec le prix figurant sur votre propre contrat, avenants compris.

Les prolongations

Intempéries et causes légitimes

Le contrat peut prévoir des causes de prolongation du délai, comme les intempéries ou la force majeure. Elles ne s’appliquent que si elles sont prévues au contrat et justifiées. Pour les intempéries, le constructeur doit pouvoir démontrer les journées où le chantier n’a pas pu avancer en raison des conditions météorologiques, par exemple au moyen de relevés officiels.

Une simple affirmation ne suffit pas. Demandez par écrit le détail des journées invoquées et leurs justificatifs. Les retards liés à l’organisation du constructeur, aux difficultés d’approvisionnement ou à la défaillance d’un sous traitant ne sont pas, en principe, des causes légitimes de prolongation, sauf clause particulière dont la validité peut être discutée.

Chantier de maison inacheve sous un ciel pluvieux
Vos propres retards

Ce qui peut vous être opposé

Certains retards peuvent être imputés au maître d’ouvrage : modifications demandées en cours de chantier, retard dans les choix de finitions, paiements tardifs, travaux réservés non réalisés à temps. Ils peuvent prolonger le délai. Un avenant signé pour une modification doit préciser son incidence sur le délai.

Pour éviter toute discussion, répondez rapidement aux demandes du constructeur, payez les appels de fonds dès que l’étape est vérifiée, et coordonnez vos travaux réservés avec le planning. Notre article sur les avenants détaille la gestion des modifications.

Obtenir les pénalités

La démarche

Dès que la date de livraison est dépassée, écrivez au constructeur par lettre recommandée avec accusé de réception pour constater le retard et rappeler la clause de pénalités. À la livraison, calculez le montant dû et notifiez le. Les pénalités peuvent venir en déduction du solde restant dû, dans les limites prévues par le contrat.

Si le constructeur conteste ou refuse, le garant de livraison prend en charge les pénalités lorsque le retard excède trente jours. Notre article sur la garantie de livraison explique comment le mobiliser. En dernier recours, le juge peut être saisi.

La réception

Ne pas réceptionner sous la pression

Un constructeur en retard peut être tenté de presser la réception, pour arrêter le compteur des pénalités. Ne réceptionnez pas une maison inachevée ou inhabitable sous cette pression. La réception suppose que l’ouvrage soit en état d’être reçu. Si des travaux importants restent à faire, vous pouvez refuser la réception. Notre article sur le refus de réception détaille les conditions.

Inversement, si la maison est en état d’être reçue, ne retardez pas la réception sans motif : les pénalités ne courent que pendant le retard imputable au constructeur. Faites vous assister par un expert pour apprécier l’état de la maison et rédiger les réserves.

Agenda et plans poses sur une table de chantier
Le chantier arrêté

Quand le retard devient abandon

Un retard peut annoncer une défaillance. Si le chantier est arrêté sans explication pendant plusieurs semaines, mettez le constructeur en demeure de reprendre, puis informez le garant de livraison. Plus vous réagissez tôt, plus la reprise peut être organisée rapidement. Notre article sur le constructeur défaillant détaille les étapes.

Conservez des preuves datées de l’état du chantier : photos, constat d’huissier si nécessaire, rapport d’expert. Ces éléments permettent d’établir la durée du retard et l’état d’avancement au moment de l’arrêt.

Les autres préjudices

Au delà des pénalités

Les pénalités forfaitaires peuvent ne pas couvrir l’ensemble du préjudice subi. La question de l’indemnisation complémentaire, par exemple pour un loyer ou des frais de relogement supérieurs, dépend des clauses du contrat et de l’appréciation du juge. Conservez toutes les pièces justificatives de vos frais pendant la période de retard : quittances de loyer, factures de garde meuble, échéanciers d’intérêts intercalaires.

Ce dossier vous servira dans une négociation amiable comme dans une procédure. Notre article sur les litiges avec un constructeur présente les voies de règlement.

Le suivi

Tenir un journal du chantier

Le meilleur outil pour faire valoir vos droits en cas de retard est un journal de chantier tenu dès l’ouverture. Notez à chaque visite la date, l’état d’avancement, la présence ou l’absence d’ouvriers et les conditions météorologiques. Ajoutez vos photos datées, les comptes rendus du constructeur et vos échanges écrits.

Ce journal permet de vérifier les journées d’intempéries invoquées, de repérer les périodes d’inactivité et de dater précisément les étapes. Il est aussi utile pour suivre les appels de fonds et préparer la réception. Les rapports de nos visites de suivi de construction viennent compléter ce journal par un constat technique à chaque étape clé, opposable et daté.

En résumé

Les points à retenir

Pénalités d’au moins 1/3000 du prix par jour ; calcul de la date prévue à la livraison effective ; prolongations seulement si prévues et justifiées ; lettre recommandée dès le dépassement ; déduction possible sur le solde ; prise en charge par le garant au delà de trente jours ; pas de réception sous pression d’une maison qui n’est pas en état d’être reçue.

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Un constat objectif de l’avancement

Nos rapports de visite documentent l’état du chantier à date, utiles pour établir un retard et préparer une réception sereine. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, les retards de chantier en CCMI

Quel est le montant minimal des pénalités de retard ?

1/3000 du prix convenu par jour de retard, selon l’article R231-14 du CCH.

Dois je prouver un préjudice pour obtenir les pénalités ?

Non, elles sont forfaitaires et dues du seul fait du retard.

Les intempéries justifient elles un retard ?

Seulement si le contrat le prévoit et si le constructeur justifie les journées concernées.

Quand les pénalités cessent elles de courir ?

À la livraison effective, en pratique à la réception.

Peut on déduire les pénalités du solde ?

Oui, dans les conditions prévues au contrat. Notifiez le calcul par écrit.

Qui paie si le constructeur refuse ?

Le garant de livraison prend en charge les pénalités au delà de trente jours de retard.

Mes modifications peuvent elles retarder la livraison ?

Oui. Un avenant doit préciser l’incidence d’une modification sur le délai.

Dois je accepter une réception rapide pour arrêter les pénalités ?

Non si la maison n’est pas en état d’être reçue. Faites vous assister pour apprécier la situation.

Votre chantier a pris du retard ?

Faites constater l’état d’avancement : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-2 (délai et pénalités), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article R231-14 (pénalités de retard minimales), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-6 (garantie de livraison), legifrance.gouv.fr


"Garantie
Paiements et garanties financières

Garantie de livraison à prix et délais convenus : comment elle vous protège

Paiements et garanties financières

Garantie de livraison à prix et délais convenus : comment elle vous protège

La garantie de livraison est la protection la plus importante du CCMI. Obligatoire, délivrée par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance, elle garantit que votre maison sera achevée au prix et dans les délais convenus, même si le constructeur fait faillite ou abandonne le chantier. Elle couvre les surcoûts d’achèvement et les pénalités de retard. Voici comment elle fonctionne et comment la mettre en œuvre.

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L’essentiel

Prévue par l’article L231-6 du CCH, la garantie de livraison à prix et délais convenus couvre le maître d’ouvrage contre les risques d’inexécution ou de mauvaise exécution des travaux prévus au contrat. En cas de défaillance du constructeur, le garant prend en charge le coût des dépassements du prix nécessaires à l’achèvement, avec une franchise qui ne peut excéder 5 % du prix, les conséquences d’un paiement anticipé ou d’un supplément de prix imputable au constructeur, et les pénalités de retard au delà de trente jours. Il désigne l’entreprise qui terminera les travaux.

Ce guide présente le mécanisme légal. Les conditions précises figurent dans l’attestation de garantie, qui doit vous être remise avant l’ouverture du chantier.

Le principe

Une maison achevée quoi qu’il arrive

Construire une maison engage des sommes importantes sur une longue durée. Le risque principal est la défaillance du constructeur en cours de chantier : faillite, abandon, incapacité à poursuivre. Sans protection, le maître d’ouvrage se retrouverait avec une maison inachevée, des sommes versées, un prêt à rembourser et la nécessité de trouver et payer une autre entreprise.

La garantie de livraison répond à ce risque. Le garant s’engage, en cas de défaillance du constructeur, à faire achever la maison au prix et dans les délais convenus, en supportant les surcoûts. C’est une spécificité du CCMI, qui le distingue d’un simple marché de travaux avec une entreprise ou un architecte. Notre article sur le CCMI présente les autres protections du contrat.

L’obligation

Une garantie obligatoire

La garantie de livraison est obligatoire dans tout CCMI. Elle est fournie par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance agréés. Son obtention fait partie des conditions suspensives du contrat : le chantier ne peut pas démarrer tant que l’attestation n’a pas été délivrée. Le constructeur doit vous en remettre une copie.

Le prêteur qui finance la construction ne peut d’ailleurs pas débloquer les fonds sans avoir reçu l’attestation de garantie de livraison. Vérifiez qu’elle mentionne bien votre contrat, l’adresse de la construction, le prix et l’identité du garant. Notre article sur les conditions suspensives détaille ce point.

La couverture

Ce que prend en charge le garant

Le garant prend en charge le coût des dépassements du prix convenu nécessaires à l’achèvement de la construction. Cette garantie peut comporter une franchise, qui ne peut pas dépasser 5 % du prix convenu : au delà de ce seuil, c’est le garant qui paie. Il prend aussi en charge les conséquences du fait du constructeur ayant abouti à un paiement anticipé ou à un supplément de prix.

Il supporte enfin les pénalités forfaitaires de retard prévues au contrat, lorsque le retard de livraison excède trente jours. Notre article sur le retard de chantier détaille le calcul de ces pénalités. La garantie ne couvre pas les travaux que vous vous êtes réservés ni les modifications que vous avez demandées hors contrat.

Chantier de maison a l arret avec engins immobiles
La mise en œuvre

Que faire si le chantier s’arrête

Si le constructeur ne respecte pas ses obligations, par exemple si le chantier est abandonné ou si les travaux ne progressent plus, commencez par le mettre en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, en lui fixant un délai pour reprendre. Conservez des preuves datées de l’arrêt : photos, constats, échanges.

Sans réaction, informez le garant par lettre recommandée, en joignant la mise en demeure et les éléments de preuve. En cas de défaillance, le garant doit désigner, sous sa responsabilité, la personne qui terminera les travaux. Il peut aussi mettre en demeure le constructeur de livrer. Notre article sur le constructeur défaillant détaille les étapes et les délais.

La durée

Jusqu’à la réception ou la levée des réserves

La garantie de livraison prend effet à l’ouverture du chantier. Elle cesse lorsque la réception a été constatée sans réserves ou, si des réserves ont été formulées, lorsqu’elles ont été levées. C’est une raison de plus pour soigner la rédaction des réserves : tant qu’elles ne sont pas levées, la garantie de livraison reste mobilisable pour les faire exécuter.

Après la réception, d’autres garanties prennent le relais pour les désordres : parfait achèvement, biennale, décennale, et l’assurance dommages ouvrage. Notre article sur la rédaction des réserves vous aide à les formuler précisément.

Les limites

Ce que la garantie ne fait pas

La garantie de livraison n’est pas une assurance contre tous les défauts. Elle garantit l’achèvement, pas la perfection de l’exécution. Les malfaçons qui ne compromettent pas l’achèvement se traitent par les réserves et les garanties légales. Elle ne couvre pas non plus le préjudice lié à un retard au delà des pénalités prévues au contrat, comme un loyer supplémentaire, sauf si le contrat ou le juge en décide autrement.

Enfin, la garantie suppose que vous ayez respecté vos propres obligations, notamment l’échéancier des paiements. Un paiement anticipé à la demande du constructeur est couvert dans certaines conditions, mais il vaut mieux l’éviter. Notre article sur les appels de fonds rappelle les plafonds à respecter.

Equipe reprenant un chantier de maison inacheve
La prévention

Repérer les signes avant coureurs

Une défaillance s’annonce souvent par des signes : chantier qui ralentit sans explication, interlocuteurs injoignables, sous traitants qui quittent le chantier, demandes de paiement anticipé, changements fréquents de conducteur de travaux, livraisons de matériaux qui n’arrivent pas. Face à ces signes, documentez la situation et écrivez au constructeur.

Des visites régulières sur le chantier, et les rapports d’un expert aux étapes clés, vous donnent une vision objective de l’avancement. Notre offre de suivi de construction comprend ce suivi et la gestion du dossier. En cas de reprise par une autre entreprise, un état des lieux technique du chantier est également précieux.

L’état des lieux

Avant la reprise du chantier

Lorsqu’une nouvelle entreprise reprend un chantier abandonné, il est essentiel de constater l’état des ouvrages réalisés : ce qui est fait, ce qui est conforme, ce qui doit être repris. Cet état des lieux évite que des défauts de la première entreprise soient ensuite imputés à la seconde, ou inversement.

Un rapport d’expert établi à ce moment fixe la situation, avec photos et description des ouvrages. Il sert de référence pour la suite et pour la réception.

Demandez aussi au garant de vous communiquer par écrit le calendrier de reprise et l’identité de l’entreprise désignée. Le délai convenu pour l’achèvement continue de compter, et les pénalités de retard restent dues dans les conditions prévues. Conservez l’ensemble des échanges : ils serviront à calculer les pénalités et à vérifier que le prix final reste celui du contrat.

En résumé

Les points à retenir

Garantie obligatoire, délivrée par un établissement agréé ; attestation remise avant l’ouverture du chantier ; prise en charge des surcoûts d’achèvement au delà d’une franchise de 5 % au plus et des pénalités de retard au delà de trente jours ; désignation d’un repreneur par le garant ; fin de la garantie à la réception sans réserves ou à la levée des réserves.

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Un suivi objectif de l’avancement

Nos visites et rapports documentent l’état du chantier à chaque étape, utiles en cas de difficulté avec le constructeur ou de reprise par une autre entreprise. Conditions détaillées sur notre page tarifs.

Questions fréquentes

FAQ, la garantie de livraison

La garantie de livraison est elle obligatoire ?

Oui, dans tout contrat de construction de maison individuelle.

Qui délivre la garantie de livraison ?

Un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance agréés.

Que couvre la garantie de livraison ?

Les surcoûts d’achèvement au delà d’une franchise de 5 % au plus, certaines conséquences de paiements anticipés et les pénalités de retard au delà de trente jours.

Quand prend fin la garantie de livraison ?

À la réception sans réserves ou à la levée des réserves.

Comment mettre en œuvre la garantie ?

Mettre en demeure le constructeur, puis informer le garant par lettre recommandée avec les preuves de la défaillance.

Le garant choisit il l’entreprise qui termine ?

Oui, il désigne sous sa responsabilité la personne qui achèvera les travaux.

La garantie couvre t elle les malfaçons ?

Elle garantit l’achèvement. Les malfaçons relèvent des réserves et des garanties légales.

Où trouver l’attestation de garantie ?

Le constructeur doit vous la remettre avant l’ouverture du chantier. Votre banque la réclame aussi.

Votre chantier ralentit ?

Faites constater l’état d’avancement : devis immédiat en ligne, ou conseil au 0 805 69 09 69 (appel gratuit), du lundi au vendredi de 9h à 19h.

Sources

  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-6 (garantie de livraison), legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, articles R231-1 et suivants, legifrance.gouv.fr
  • Code de la construction et de l’habitation, article L231-10 (obligations du prêteur), legifrance.gouv.fr
  • Service Public, construction d’une maison individuelle, service-public.fr


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